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      septembre 2011
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Enquête 2011 sur les progiciels intégrés (ERP)

Par Michael Burns

L’enquête annuelle de CAmagazine sur les progiciels de gestion intégrés (systèmes ERP) en est à sa 13édition. En informatique, 13 ans, c’est extrêmement long. Mais tandis que bien d’autres types de logiciels ne font que passer, les systèmes ERP renforcent leur position, incorporant des fonctionnalités de plus en plus nombreuses. Ainsi, nous avons ajouté cette année la budgétisation et l’établissement de prévisions, la gestion des actifs et la gestion des documents.

Alors que l’enquête de l’an dernier portait sur 40 systèmes, celle de cette année en compte 62. Manifestement, les fournisseurs ont fini par comprendre que les CA jouent souvent un rôle décisif dans le choix d’un système ERP. La plupart des principaux développeurs de logiciels pour les petites, moyennes et grandes organisations sont représentés, de même que certains spécialistes de secteur. Parmi les systèmes répertoriés se trouvent des logiciels sous licence, mais aussi des logiciels à la demande qui ne nécessitent aucune installation sur place et pour lesquels on paie à l’utilisation. Le grand absent parmi les fournisseurs est Oracle. Nous ne savons pas exactement pourquoi l’entreprise s’est abstenue de participer à notre enquête.

Comme dans les éditions précédentes, nous avons divisé le marché des produits ERP en segments selon le chiffre d’affaires et les effectifs des entreprises clientes ainsi que le coût du produit. Bien qu’ils soient imparfaits, ce sont des critères de différenciation commodes. Quant aux coûts indiqués, ils ne représentent que des moyennes; le lecteur devra tenir compte de ce fait dans ses calculs.

Critère

Segment 1

Segment 2

Segment 3

Chiffre d'affaires de l'entreprise cliente

> 200 M$

10M$-200M$

< 10 M$

Effectifs de l'entreprise cliente

> 500

50-500

< 50

Droits de licence

> 300 K$

50K$-300K$

< 50 K$

Ratio coûts de mise en œuvre/droits de licence

> 2:1

1:1-2:1

< 1:1

Voyons maintenant les grandes tendances. Cette année, bien des logiciels migrent vers le nuage. À cet égard, les systèmes ERP ne font pas exception : les produits des grands fournisseurs sont désormais offerts dans le nuage ou le seront bientôt. Par exemple, Microsoft a annoncé le 11 avril qu’elle lancerait en 2012 une version infonuagique de ses solutions Dynamic ERP fondée sur une architecture multilocataire.

L’informatique en nuage signifie que l’accès aux données et aux programmes se fait par Internet ou que le traitement informatique est fourni à la manière d’un service d’utilité publique. (Pour en savoir plus, voir Branchés sur l’avenir.) L’architecture multilocataire permet à de multiples organisations d’utiliser un même exemplaire du logiciel. Elle est essentielle dans le cas du logiciel-service, un modèle d’infonuagique selon lequel le logiciel d’application (tel qu’un système ERP ou CRM) de même que les données se trouvent dans le nuage (c’est-à-dire chez le fournisseur de service). Par ailleurs, l’informatique en nuage ne nécessite pas toujours une architecture multilocataire. Il peut s’agir de fournir un logiciel à une seule organisation : on parle alors d’un «nuage privé».

Voyons quels sont les avantages et les inconvénients de l’informatique en nuage. D’un côté positif, avec l’infonuagique, plus besoin :

Quant à l’aspect négatif, certaines organisations craignent :

L’un des autres sujets chauds de l’année dans le monde ERP n’est en fait qu’un prolongement de la tendance aux regroupements chez les fournisseurs de systèmes. En effet, Infor a annoncé qu’elle prévoyait acquérir Lawson pour environ deux milliards de dollars américains. Pour le même prix, Apax Partners ferait l’acquisition d’Activant et d’Epicor. C’est qu’il est tout à fait logique pour un fournisseur d’acquérir la technologie ERP d’un concurrent, vu la réticence des clients à changer de système et les redevances de maintenance annuelles, qui représentent de 16 % à 22 % des droits de licence.

Autre sujet d’actualité : la tendance à l’intégration de la veille économique aux systèmes ERP. Auparavant, il fallait d’abord acquérir un système de veille économique, puis procéder à son intégration. Maintenant, la veille économique est souvent préintégrée dans le système ERP, qui peut offrir des tableaux de bord et le traitement analytique en ligne (technologie OLAP).

De plus, grâce aux appareils sans fil, un système ERP peut désormais tenir dans le creux de la main. En effet, il sera bientôt possible d’approuver des bons de commande ou de consulter des rapports directement sur son cellulaire.

Enfin, la gestion des documents commence à retenir l’attention des fournisseurs de systèmes ERP. Jusqu’à maintenant, le mieux qu’on pouvait espérer, c’était, par exemple, de pouvoir joindre un document tel qu’une facture de fournisseur numérisée à une opération de facturation client ou ajouter l’image d’un article dans le fichier maître des stocks. Or les organisations veulent pouvoir créer des documents qui intègrent des données tirées de leur système ERP. On devrait donc voir des outils de création, de suivi et de partage des documents s’ajouter à ces systèmes dans un proche avenir.

Les résultats de l’enquête sont à votre disposition sous forme de tableau interactif ainsi qu’en PDF. De plus, vous pouvez demander à 180 Systems de sélectionner les 10 systèmes ERP qui répondent le mieux à vos besoins. Pour avoir accès à ces options et consulter la version intégrale de l’article, rendez-vous à www.camagazine.com/ERPsurvey11.


Michael Burns, M.B.A., CA•TI, est président de 180 Systems (www.180systems.com), cabinet-conseil indépendant dont les services comprennent notamment l’analyse des processus, la sélection de systèmes, la constitution de dossiers justificatifs et la gestion de projets. On peut le joindre au 416-485-2200 ou à mburns@180systems.com