Photo : Mike Abrahams
L'été où Grant Kernaghan a remporté la médaille d'or pour ses résultats à l'Examen final uniforme de 1996, il s'est envolé pour Dublin afin de visiter le pays de ses ancêtres. Une fois arrivé, il a décidé de réaliser un exploit inhabituel, encore plus difficile peut-être que l'EFU. Pendant la saison la plus pluvieuse de l'année, il a longé la côte de l'Irlande à vélo, se dirigeant d'abord vers le sud, puis remontant vers le nord jusqu'à Donegal, jusqu'à ce qu'un vent furieux venant de l'Atlantique l'oblige à jeter l'éponge. Or, comme quiconque connaît le succès, Grant a su quand il fallait persévérer et quand il valait mieux s'arrêter pour passer à autre chose. Et c'est l'année suivante qu'il a trouvé sa voie : Grant a quitté la profession de CA pour poursuivre une carrière à l'étranger en tant que placeur de titres.
Grant est un des 13 comptables agréés du Canada à avoir reçu la Médaille du Gouverneur général pour sa remarquable performance à un examen que la plupart des comptables agréés décrivent catégoriquement comme étant extrêmement difficile. Ils sont les élus parmi les quelque 30 000 qui se sont présentés à l'EFU pendant les années 1990. Presque le tiers des médaillés ont, comme lui, choisi de gagner leur vie comme placeur de titres. Un grand total de cinq exercent encore l'expertise comptable, un CA a récemment mis sur pied son propre cabinet et un autre fait fièrement prospérer l'entreprise familiale de son père.
En creusant un peu dans la vie de ceux que la profession reconnaît comme «les meilleurs candidats», on découvre d'autres faits, plus particuliers. Pour un groupe ayant excellé à l'un des examens les plus difficiles, ces CA sont d'une modestie étonnante. À l'annonce de leur succès, plusieurs ont cru qu'on leur jouait un tour; l'un d'entre eux a même pensé qu'on le renvoyait, puis a commencé à fumer en attendant le verdict final. Mais pas un seul d'entre eux n'osait rêver à l'impossible.
Pour quelques-uns de ces CA, le souvenir de la médaille est lointain, mais ils y pensent encore comme on pense à la lampe d'Aladin. La plupart d'entre eux nous ont parlé de la confiance, de la crédibilité et du respect nouvellement acquis que le prix leur a apportés, tout en leur ouvrant les portes, insistant sur le fait qu'on ne peut toutefois s'asseoir sur ses lauriers. Il faut continuer de montrer de quoi on est capable. Mais, peu importe, Grant Kernaghan est certain que, n'eût été de la médaille, il ne serait certainement pas sur le parquet de Schroder Salomon Smith Barney à Londres.
Quant à savoir où exactement la majorité des médaillés d'or se trouvent aujourd'hui, les portraits qui suivent vous apprendront peut-être des choses insoupçonnées. Leur lieu de résidence vous étonnera peut-être, ainsi que le fait que les carrières de ces étoiles de l'EFU ne sont pas si différentes de celles de la majorité des autres CA. (Cependant, pour un groupe relativement petit, il semble y avoir un nombre démesuré de M.B.A., CPA et autres.) Un examen des chiffres concernant le ratio hommes/femmes nous permet de faire une autre étrange découverte. La décennie 1990, si on la compare avec la précédente qui avait compté une majorité de médaillées d'or, montre un revirement complet de la situation à ce chapitre.
Ellen Breen (née Pinchin), CA
Médaillée d'or en 1990
Stage : Peat Marwick Thorne, Ottawa
Titre actuel : première directrice principale, KPMG, Calgary
Cheminement : Lorsqu'elle a remporté l'or, Ellen Breen n'aurait jamais imaginé que, 10 ans plus tard, elle travaillerait encore en expertise comptable. «Je pensais que je me retrouverais en industrie, mais plus je restais avec le cabinet, plus j'aimais cela.» Ellen, qui occupe un poste de première directrice principale au sein du Service de certification de KPMG et qui est mère de trois garçons, prend congé l'été et ne travaille à plein temps que durant les hautes saisons. Elle dirige le programme de l'EFU pour KPMG depuis 1994.
Attentes : «J'étais si abasourdie que je n'avais aucune attente particulière [quant à ce que la médaille pourrait faire pour moi]. À cette époque, ça a été un gros événement dans ma vie, quelque chose dont je suis très fière.»
Bilan : «Elle m'est souvent utile et m'ouvre encore des portes sur le plan professionnel. Je ne la sors pas souvent de ma manche, mais lorsque je le fais, mes élèves m'écoutent.»
Jethro Bushenbaum, CA
Médaillé d'or en 1998
Stage : Ernst & Young, Montréal
Praticien exerçant seul, Toronto
Cheminement : Pendant que la majeure partie des Canadiens passaient le temps des fêtes au merveilleux pays de l'hiver, sac au dos, Jethro Bushenbaum traversait les étendues exotiques de la Thaïlande, de Singapour et de la Malaisie. Une des raisons pour lesquelles il a choisi d'exercer à titre individuel est que cela lui donne la liberté de voyager à sa guise. Après avoir décroché la médaille d'or (ne manquant la note de 400 que d'un point), il a travaillé un an comme vérificateur de l'exploitation en industrie, puis six mois à titre de directeur dans un petit cabinet de CA avant de se décider à exercer seul à Toronto. Il a une douzaine de clients (dans les domaines de la gestion, de la construction et de l'immobilier) et se concentre sur les clôtures d'exercice.
Photographe : Paul Orenstein
Barry Remai, CA
Médaillé d'or en 1991
Stage : Price Waterhouse, Calgary
Titre actuel : vice-président, Remai Construction Group Inc.
Cheminement : Aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est un télécopieur qui a aidé Barry Remai dans son choix de carrière. «En 1992-1993, alors que j'étais stagiaire chez PW, mon père m'a apporté un télécopieur afin de pouvoir me faire parvenir de l'information sur les affaires sur lesquelles il travaillait et d'obtenir des conseils. Conseiller mon père commençait à être pour moi comme un second emploi; j'ai donc dû décider soit de continuer où j'étais, soit de faire un choix.» La chance d'être au premier rang de l'entreprise familiale était trop belle pour la laisser passer. Barry Remai a aussi fait partie du Groupe de travail sur la révision des processus de formation.
Attentes : «On y va en espérant passer. Lorsqu'on passe haut la main, c'est un choc. Quand on a 24 ou 25 ans, on ne sait pas nécessairement quelles sont nos options. Je pensais que j'aurais plus de chances chez PW.»
Effets de la médaille : «La médaille d'or est certainement un fleuron à ma couronne. Et mon sens des responsabilités a augmenté d'un cran quand j'ai gagné. Mais je ne pense pas que cela ait eu une incidence sur mon choix de carrière. Ça aurait probablement pu ouvrir des portes qui m'étaient fermées auparavant mais, de toute façon, ce n'était pas celles par lesquelles j'avais envie de passer.»
Bilan : «Tout compte fait, il y a une limite à ce que la médaille peut faire pour vous. Ce qui détermine la réussite d'une personne, c'est sa capacité de performer, de faire le travail, de donner des résultats.»
Marc-André Lacroix, CA
Médaillé d'or en 1999
Stage : Ernst & Young, Montréal
Titre actuel : comptable principal
Cheminement : «C'est comme la cerise sur le gâteau!» Voilà l'image qu'utilise Marc-André Lacroix pour décrire ce qu'il a ressenti lorsqu'il s'est classé premier à l'EFU de 1999. «Je veux être comptable depuis que je suis tout petit», s'exclame-t-il.
Effets de la médaille : «Les entreprises privées lisent [que vous avez décroché la médaille] dans les journaux et vous pourchassent. À l'intérieur du cabinet ça donne plus de visibilité, plus de prestige.»
Photographe : Paul Orenstein
Elizabeth Wilson, CPA, CA
Médaillée d'or en 1992
Stage : KPMG, Toronto
Titre actuel : associée, KPMG, North York (Ontario)
Cheminement : Un jour destinée à devenir dentiste, Beth Wilson se donne dorénavant à fond dans le monde des fabricants de matériel électronique et des entreprises qui démarrent : elle fait partie du groupe Logiciels et électronique chez KPMG. «Je me suis toujours vue travailler pour le cabinet, maintenant et à long terme», explique-t-elle.
Attentes : «Je m'attendais à ce que la médaille m'ouvre beaucoup de portes, m'aide à établir une crédibilité technique et augmente ma visibilité au sein du cabinet.»
Effets de la médaille : «J'ai eu plus de responsabilités, mes clients posaient des défis plus stimulants. Cela a aussi accéléré mon transfert dans le service de la pratique professionnelle», affirme Elizabeth. La médaille d'or lui a également assuré un poste en enseignement de la comptabilité à l'Université de Toronto et lui a permis de s'engager dans l'Institut des comptables agréés de l'Ontario. En outre, elle participe activement à la formation. Elizabeth est d'ailleurs membre du Jury d'examen de l'ICCA. Même si elle croit que les changements apportés
à l'EFU seront bons pour le programme, elle croit aussi que ses points forts survivront dans la nouvelle version.
Bilan : «Sur le plan de la carrière, j'ai presque réalisé mes aspirations.»
Patrice Ouimet, CA
Médaillé d'or en 1996
Stage : Ernst & Young, Montréal
Titre actuel : associé, Marchés mondiaux CIBC, Montréal
Cheminement : Ce qui intéresse Patrice, ce n'est pas la gloire des grandes villes. Lorsqu'il a commencé dans les services bancaires d'investissement, après avoir passé deux ans comme vérificateur chez E&Y, il a préféré Toronto à New York, Londres ou Tokyo. «Je dois pouvoir me rendre en campagne facilement pour voir des arbres», dit-il. De retour à Montréal après un an à Toronto, il travaille sur des projets de fusions et d'acquisitions. «Je suis constamment bombardé d'informations, alors je dois me concentrer. Ma formation et l'EFU m'aident à déterminer les priorités.»
Attentes : «Je n'avais pas de rêves fous, parce que je ne suis pas un artiste», explique Patrice.
Effets de la médaille : Selon Patrice, remporter l'or donne un avantage au début. On obtient plus d'attention à l'interne, ce qui peut faciliter le passage d'un service à un autre. Mais lorsque la pratique en cabinet ne convient pas, la médaille accomplit des miracles quand vient le temps de se placer les pieds ailleurs. Et de remarquer : «C'est comme cela que j'ai eu ma première entrevue avec la CIBC.»
Bilan : «On peut lire quotidiennement dans les journaux les commentaires des journalistes au sujet des fusions et des acquisitions, et j'ai travaillé sur certaines d'entre elles. C'est beaucoup plus excitant que je ne l'aurais jamais cru!», conclut-il.
Photographe : Paul Orenstein
Paul Van Bakel, CA
Médaillé d'or en 1993
Stage : Ernst & Young, Kitchener (Ontario)
Titre actuel : contrôleur, Ledco
Cheminement : Paul Van Bakel a toujours pensé qu'il travaillerait dans un petit cabinet de CA, en milieu rural. Aujourd'hui, il s'occupe plutôt de faire tourner rondement le moteur financier de Ledco, un fournisseur de pièces automobiles. «À titre de principal responsable des finances, j'occupe la même fonction qu'un directeur financier. J'aime mettre la main à la pâte, pouvoir faire une différence.» Paul corrige aussi les EFU.
Attentes : «Ça m'a fait penser aux 15 minutes d'Andy Warhol. Je savais que cela me donnerait une certaine notoriété. C'était à la fois excitant et angoissant.»
Effets de la médaille : «C'était plaisant. Parce que la médaille est reconnue, j'ai pu rencontrer des associés chez E&Y, et plusieurs personnes de l'ordre provincial et de l'ICCA, et on m'a demandé de participer au processus préparatoire à l'EFU. J'ai aussi pu parler à un associé principal et lui faire part de mon intérêt à devenir fiscaliste. En fait, je me dirigeais vers la fiscalité lorsque j'ai reçu une offre de Dalsa, un des clients de haute technologie du cabinet.»
Bilan : «Je suis satisfait des possibilités qui en ont découlé», conclut Paul.
Kate Horricks (née Burgoin), CA, M.B.A., CFA (niveau III)
Médaillée d'or en 1994
Stage : Deloitte & Touche, Ottawa
Titre actuel : associée, Goldman Sachs, Division des services de courtage dans le secteur de la haute technologie, Menlo Park (Californie)
Cheminement : Après avoir travaillé chez Deloitte & Touche et chez Nortel, Kate Burgoin Horricks a étudié à Stanford pendant deux ans afin d'acquérir un M.B.A., avant de partir pour la très ensoleillée Silicon Valley, où elle a récemment décroché un emploi de placeur au sein de Goldman Sachs. «Chez Deloitte & Touche et chez Nortel, je n'assumais strictement qu'un poste de comptable. Je pensais que le fait d'obtenir un M.B.A. augmenterait mes possibilités.»
Attentes : « Ça m'a en quelque sorte fait comprendre que je pouvais m'attaquer à n'importe quoi.» C'est aussi ce qui lui a donné l'idée de faire son M.B.A.
Effets de la médaille : «Avoir remporté l'or n'a certainement pas nui à ma demande d'admission [à Stanford].» Kate est aussi certaine que c'est ce qui lui a permis d'être transférée au bureau national pendant qu'elle était chez Deloitte & Touche.
Blair Cook, CA
Médaillé d'or en 1995
Stage : Grant Thornton, Kentville (Nouvelle-Écosse)
Titre actuel : directeur de la planification financière, Sempra Atlantic Gas, Halifax
Actuellement candidat au M.B.A., 2002
Cheminement : L'an dernier, Blair Cook a été affecté chez Sempra Atlantic Gas, une entreprise pétrolière et gazière établie en Nouvelle-Écosse. Il venait de chez Grant Thornton LLP, où il avait travaillé pendant sept ans. En décembre 1999, Sempra s'est vue accorder une franchise pour la distribution de gaz naturel en Nouvelle-Écosse : l'entreprise dispose de sept ans pour installer 8 000 km de conduites. «C'est tout à fait nouveau dans cette partie-ci du pays, et je veux être celui qui va savoir comment ça va se passer.» Blair envisage d'enseigner à plein temps à l'université au moment de sa «retraite» mais, pour l'instant, il est occupé à poursuivre un programme de M.B.A. et à faire en sorte que ses compatriotes restent au chaud la nuit.
Attentes : «Tout le monde disait qu'on me recruterait et que je finirais par travailler à Toronto.»
Effets de la médaille : Remporter la médaille d'or lui a donné beaucoup de confiance. «Si tu peux faire l'EFU, tu peux entreprendre à peu près n'importe quoi.»
Bilan : «Je n'ai certainement pas été déçu. Je n'ai jamais espéré faire des millions et habiter un manoir à Toronto. Je prenais ce que les gens me disaient avec un grain de sel. À cet égard, la médaille n'a jamais été à la hauteur de sa réputation. Mais ça a été une expérience fantastique.»
Greg Meligregoris, CA
Médaillé d'or en 1995
Stage : Ernst & Young, Montréal
Actuellement candidat au M.B.A., 2002
École de commerce Richard Ivey, Université de Western Ontario
Cheminement : Greg a quitté E&Y pour entreprendre un programme de M.B.A. en 2000, parce qu'il croyait qu'un programme général en gestion compléterait bien ses habiletés quantitatives.
Attentes : «Je savais qu'il ne me serait vraiment pas difficile d'obtenir une entrevue avec à peu près n'importe quel cabinet de mon choix.»
Effets de la médaille : «Je me suis servi de ma médaille pour être transféré en finances d'entreprise chez Ernst & Young après avoir terminé mes 24 mois de stage», explique Greg. Normalement, les CA travaillent au moins quatre ans en vérification. «C'est vrai qu'on reçoit plus d'offres, et qu'on suscite tout à coup du respect. Les associés principaux prêtent plus facilement attention à ce qu'on a à dire.» Greg a été invité par l'Université McGill à donner le coursFinancial Accounting IV (Comptabilité générale IV) aux candidats du Graduate Diploma in Public Accounting (équivalent du Diplôme d'études supérieures spécialisées en comptabilité publique); au cours de l'été 1996, il a aussi participé au Summer School in Chartered Accountancy (cours préparatoire à l'EFU) de Concordia.
Bilan : «Je suis très satisfait de la façon dont les choses ont tourné. Je suis également heureux d'être resté et d'avoir acquis le savoir que j'ai maintenant. L'expérience a été fantastique.»
Grant Kernaghan, CA
Médaillé d'or en 1996
Stage : Deloitte & Touche, Toronto
Titre actuel : associé, Services de courtage, Schroder Salomon Smith Barney, Royaume-Uni
Complète actuellement son CFA
Cheminement : Après avoir voyagé en Europe, Grant Kernaghan a décidé qu'il était temps pour lui de quitter le cabinet, et le Canada. Il consacre aujourd'hui un minimum de 12 heures par jour à conseiller des entreprises européennes au sein de l'équipe de fusions et acquisitions de la maison de courtage européenne. «C'est une organisation tellement dynamique. Je ne pourrais vraiment demander rien de plus», mentionne-t-il.
Attentes : «Lorsque j'ai décroché la médaille, dit-il, j'ai réalisé qu'elle ouvrait encore plus de portes que je ne l'aurais jamais cru, et que je pouvais choisir parmi n'importe quelle carrière en finances.»
Effets de la médaille : «Le nombre d'appels de chasseurs de tête que je recevais a connu une hausse spectaculaire. Je recevais même des offres concernant des emplois pour lesquels je n'étais pas du tout qualifié!»
Bilan : «Je n'aurais jamais cru que je travaillerais dans une maison de courtage de Londres faisant partie des entreprises en croissance, déclare-t-il. Ça s'est déroulé mieux que je ne l'aurais espéré.»
Dan Buchler, CA, CPA
Médaillé d'or en 1997
Stage : Ernst & Young, Ottawa
Titre actuel : chef d'équipe, Ernst & Young, Ottawa
Travaille actuellement à l'obtention du titre de CFA
Cheminement : La seule ouverture que souhaitait Dan Buchler après avoir obtenu une note parfaite de 400 à l'EFU était déjà à sa portée : il voulait travailler dans le monde de la haute technologie, monde dans lequel il avait graduellement acquis une expertise chez Ernst & Young. Aujourd'hui, la majeure partie de son temps au sein du Service contrôle préalable - fusions et acquisitions est consacré à déterrer les «squelettes» et les «mines» qui menacent les clients pour lesquels il travaille si dur, et aussi à voyager aux États-Unis (la majorité des sociétés ciblées sont établies aux États-Unis).
Attentes : «Je savais que ça m'ouvrirait des portes, à l'intérieur comme à l'extérieur du cabinet.»
Bilan : «Je suis assez satisfait de la façon dont les choses ont tourné.»