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Retard dans la finalisation des produits*
Un sondage révèle que moins de la moitié des sociétés ouvertes réussissent à finaliser
l’information sur leurs produits au cours de leur processus d’arrêté mensuel normal
* Le présent article est la version intégrale d’un article paru dans le numéro de
janvier-février 2008 de l’édition imprimée de CAmagazine.
Une majorité de sociétés ouvertes ne sont pas en mesure de finaliser à temps les chiffres relatifs à leurs
produits, révèle un sondage récent réalisé par RevenueRecognition.com et IDC. En fait, les retards peuvent
parfois atteindre jusqu’à trois semaines.
L’enquête, menée principalement aux États-Unis auprès des dirigeants financiers de 578 sociétés, fait
ressortir deux facteurs de retard : la complexité croissante des opérations et l’impossibilité d’obtenir à
temps les données comptables afférentes aux produits. Ces problèmes sont particulièrement marqués dans les
sociétés ouvertes, 57 % d’entre elles indiquant procéder à des régularisations après l’arrêté officiel des
comptes.
«Ce constat dénote un sous-investissement des entreprises dans les processus de gestion de leurs produits,
compte tenu de la complexité et de l’ampleur du problème», signale Gottfried Sehringer, directeur de la
rédaction de RevenueRecognition.com. «Les systèmes d’information financière des entreprises fournissent
rapidement d’autres informations complexes, mais non celles relatives aux produits — le chiffre le plus gros
et le plus visible. Pour compenser les faiblesses de leurs systèmes, les entreprises ont recours aux
tableurs, même si elles considèrent que l’utilisation de ceux-ci est l’un des principaux obstacles à
l’application adéquate et uniforme de leurs méthodes de constatation des produits.»
«Le fait que la complexité des opérations constitue la principale cause de retard dans la communication
d’information sur les produits indique clairement que les processus et systèmes sous-jacents n’ont pas été
adaptés à l’évolution du monde des affaires», explique Kathleen Wilhide, directrice d’études en matière de
gouvernance, gestion des risques et conformité et de gestion de la performance chez IDC. «Les entreprises
n’ont pas encore intégré les meilleures pratiques dans leur processus d’information sur les produits, mais
devront toutefois le faire parce que les méthodes manuelles ne peuvent garantir l’exactitude des données et
leur disponibilité aux dates d’arrêté standard.
L’enquête a en outre révélé que, pour le service des finances, la constatation des produits est l’un des
trois principaux secteurs présentant des risques continus liés au contrôle. La gestion des contrats et
l’utilisation de tableurs figurent respectivement aux premier et deuxième rangs.
Par ailleurs, les deux tiers des sociétés sondées établissent des prévisions générales à l’égard de leurs
produits en se fondant pour une bonne part sur les ventes prévues —plutôt que sur une évaluation de
l’incidence réelle des activités actuelles ou envisagées sur les produits.
Enfin, le sondage révèle que «le processus d’information sur les produits n’est pas intégré à
l’infrastructure des systèmes d’information financière. Conscients du risque potentiel que posent les
faiblesses de leur processus de constatation des produits, les cadres supérieurs (en particulier au sein des
sociétés ouvertes) savent que l’automatisation doit devenir une priorité pour leur service des finances.
D’ailleurs, lorsqu’elle est mise en œuvre adéquatement, l’automatisation permet de réduire le risque
d’informations erronées ou inexactes, d’accroître la confiance des investisseurs à l’égard des informations
sur les produits et de générer une information plus utile aux fins de la gestion de la performance de
l’entreprise».
Secteurs pour lesquels il est le plus difficile de mettre en œuvre un contrôle
interne efficace

Finalisation des chiffres relatifs aux produits lors
de l’arrêté mensuel des comptes
(240 sociétés ouvertes)

Le rapport intégral, intitulé Best practices in revenue reporting peut être consulté en ligne à www.RevenueRecognition.com.
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