Les plans antifraude se font rares
De nombreuses entreprises vantent les mérites d’avoir une approche coordonnée pour prévenir la fraude,
mais bon nombre d’entre elles n’ont même pas un plan antifraude mis en place. C’est du moins ce que révèle un
nouveau sondage mené par les services de conseils financiers de Deloitte LLP.
Le sondage a été effectué principalement aux États-Unis, auprès d’environ 1 200 vérificateurs
internes et gestionnaires de risques et de politiques financières dans différents secteurs d’activité. Selon
les résultats du sondage, près de 50 % des répondants ont indiqué que les efforts de leur entreprise
pour lutter contre la fraude avaient augmenté au cours des 12 derniers mois. En effet, 49 % des
personnes interrogées ont confirmé qu’une approche coordonnée et globale avait été mise en place pour
prévenir et détecter la fraude et près de 36 % ont répondu que leur entreprise ne s’était pas dotée de
tels plans. En outre, 28 % ont admis qu’il serait avantageux pour leur entreprise de procéder à une
évaluation plus rigoureuse du risque de fraude, mais moins de 5 % estiment que l’amélioration du service
d’assistance en ligne et l’augmentation des dénonciateurs réduiraient les risques de fraude.
«Notre sondage indique que de nombreuses entreprises pensent qu’elles pourraient faire davantage pour
s’attaquer au problème de risque de fraude», indique Bruce Gavioli, associé des services de juricomptabilité
et services-conseils en cas de litige chez Deloitte. «Si les entreprises ne réfléchissent pas à la fraude, il
est probable que quelqu’un d’autre soit en train de le faire à leur place, et les fraudeurs peuvent avoir une
incidence significative sur les résultats et la réputation de l’organisation.»
Selon le sondage, 27 % des répondants ont indiqué que la responsabilité générale du programme et du
contrôle antifraude de leur entreprise appartenait au chef des finances ou au chef de la direction. Moins de
15 % ont indiqué que la tâche revenait à un comité de vérification.
|