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Nouvelles de la profession
Un résumé des initiatives et projets en cours à l'ICCA
Allons de l’avant
Par Christian Bellavance
Vingt-cinq années à titre d’associé chez
PricewaterhouseCoopers Canada (dont les quatre dernières au poste de chef de la direction) et deux passages
au ministère des Finances à Ottawa (dont deux ans au poste de sous-ministre adjoint à la Direction de la
politique de l’impôt) ne lui suffisaient pas.
«Il faut croire que 56 ans, c’est encore jeune», de dire Kevin Dancey, le nouveau président-directeur
général de l’ICCA. «Tout est relatif de nos jours.» M. Dancey a pris sa retraite de PwC en 2005,
souhaitant prendre le chemin des conseils d’administration. Il terminait le programme de perfectionnement des
administrateurs de la Rotman School of Management, lorsqu’un appel a piqué sa curiosité. C’était le Comité de
sélection de l’ICCA, qui se demandait si la succession de David Smith au poste de président-directeur général
l’intéresserait.
«Étant donné mes antécédents en expertise comptable au Canada, au sein de l'équipe de direction mondiale
de PwC et au gouvernement», a-t-il expliqué à CAmagazine deux jours avant d’entrer en fonction, «je me suis
dit qu’il s’agissait là d’une belle occasion de faire quelque chose à mon tour pour ma profession — je sais
que cette idée peut paraître un peu vieux jeu, mais mes compétences semblent tout à fait convenir à la
situation actuelle.» Kevin Dancey fait ici référence à la nouvelle structure dont la profession de CA s’est
dotée et à la plus grande collégialité qui existe entre l’instance nationale et les ordres provinciaux, grâce
au Conseil des directeurs généraux (CDG). «J’ai assisté, quand j’étais à Ottawa, à de nombreux échanges entre
le fédéral et les provinces. J’ai ainsi pu voir comment fonctionne le pays.»
Pour Kevin Dancey, la réussite de ce nouveau régime de gouvernance repose sur le respect des champs de
compétence de chacun, ainsi que sur la poursuite des efforts visant à instaurer un climat de confiance et une
collaboration fructueuse axée sur la communication. «D’abord, explique-t-il, nous devons cerner les enjeux,
puis considérer les ressources et les forces de toutes les parties en cause. Nous pourrons ainsi déterminer
nos points communs en vue d’établir des modèles de travail et d’offrir à tous les groupes de membres des
services plus nombreux et de meilleure qualité.»
La profession de CA s’est d’ailleurs récemment entendue sur un nouveau plan stratégique, et le nouveau
patron de l’ICCA voit dans la mise en œuvre de ce plan son défi le plus pressant. «La profession a décidé de
miser sur la formation, la marque, les relations avec les membres et la confiance du public, dit-il. Il nous
faut maintenant nous attaquer au gros de l’ouvrage, et prouver qu’il est possible pour des organisations de
niveau provincial et national de bien travailler ensemble. Beaucoup de projets ont été avancés ces dernières
années et le temps est venu de les réaliser.»
À partir de la stratégie préconisée par David Smith en vue de tisser de solides liens de confiance entre
les diverses composantes de la profession au Canada, Kevin Dancey veut aller de l’avant avec les quatre
grandes initiatives du plan stratégique.
1) Formation – Tous les ordres provinciaux ont récemment annoncé leur projet de diversification des
possibilités de stage, qui permettra aux candidats à la profession d’acquérir de l’expérience pratique dans
les cabinets de CA, mais aussi dans les entreprises et le secteur public (voir «Approbation de principe des
modifications des critères d’admission relatifs à l’expérience», CAmagazine, juin-juillet 2006, page 20).
2) Marque – Le Groupe de travail sur la marque mis sur pied par le CDG lancera une campagne publicitaire
pancanadienne le mois prochain. Cette initiative est l’aboutissement d’une collecte et d’une analyse
exhaustives de données étalées sur plusieurs mois (voir «Nouvelle campagne publicitaire des CA prévue pour
septembre», page 22).
3) Confiance du public – Le Groupe de travail sur la confiance du public examine actuellement un certain
nombre de solutions visant à assurer le respect systématique des normes très élevées de la profession de CA.
Il a déjà recommandé des exigences nationales minimales uniformes en matière de perfectionnement
professionnel continu et d’assurance responsabilité professionnelle (voir «Protection de l’intérêt public :
la profession de CA met la barre plus haut», CAmagazine, mai 2006, page 20).
4) Services aux membres – Un autre comité national, le Groupe de travail sur les relations avec les
membres, analyse actuellement les résultats d’études étendues, telles que le sondage mené auprès des
gestionnaires, des propriétaires et dirigeants d’entreprise et des professionnels, et le sondage mené auprès
des jeunes membres, en vue de créer de nouveaux produits et services pour les CA en entreprise et les CA en
cabinet.
Par ailleurs, la profession est maintenant sérieusement engagée dans le mouvement d’intégration mondiale,
comme en atteste sa décision d’adopter les normes internationales de comptabilité et de vérification. Bien
que cette initiative ait été accueillie favorablement par les sociétés ouvertes et les professionnels de la
comptabilité et de la finance qui travaillent dans ce secteur, la décision de remplacer les normes
canadiennes par les normes internationales ne fait pas consensus chez les sociétés fermées et les petits
cabinets. «Je comprends bien sûr les appréhensions des membres à l’égard de cette question, indique Kevin
Dancey, et je sais que le Conseil des normes comptables s’emploie à trouver une solution répondant aux
besoins des entités fermées et des divers utilisateurs des états financiers.» Il est en outre conscient du
fait que, pour les sociétés fermées, la surnormalisation est un problème qui doit absolument être réglé.
Kevin Dancey ne croit pas à la perte d’influence du Canada et de la profession de CA dans le processus de
normalisation. «Il nous incombe de rendre le marché financier plus efficient, et c’est en soutenant le
processus de normalisation ici au Canada que nous nous acquittons de cette obligation. Le Canada exerce
autant d’influence sur ce processus que n’importe quel autre pays du monde.»
M. Dancey estime que la création du Conseil canadien sur la reddition de comptes (CCRC) montre bien que la
profession peut collaborer efficacement et relever avec succès de nouveaux défis. «Le CCRC est une solution
cent pour cent canadienne. Nos voisins américains ont du mal à croire que nous avons réussi à créer une telle
instance nationale de surveillance au moyen d’ententes contractuelles, sans intervention gouvernementale,
alors que leur instance leur a été imposée par la loi.»
Pour Kevin Dancey, toutefois, la question dépasse le cadre des PCGR. En fait, il est convaincu que l’ICCA
devrait se pencher sur le modèle actuel de communication de l’information pour déterminer s’il y aurait moyen
d’en accroître la pertinence en mettant davantage l’accent sur l’information financière courante et
prospective plutôt que sur les données historiques, comme on le fait aujourd’hui. «L’information historique
aura toujours sa place, mais les investisseurs ont besoin d’obtenir plus rapidement des informations
financières et non financières complètes.» M. Dancey est conscient des défis réels qui se posent dans ce
domaine, dont celui de la communication d’informations comptables «non normées», et il est persuadé que la
profession de CA est capable d’en arriver à un modèle crédible qui tiendra compte du présent et de l’avenir,
et non seulement du passé.
«Il existe un bon nombre de questions qui débordent le cadre des PCGR, précise-t-il, et c’est à la
profession qu’il revient d’aider les marchés à comprendre les mesures hors PCGR et à dégager un consensus.
Pour notre organisation, il s’agit d’un domaine d’impact idéal. En fait, Kevin Dancey pense que la profession
de CA devrait se rapprocher du camp des investisseurs, par exemple les gestionnaires de caisses de retraite
et les analystes, ainsi que des chefs des finances. «Il nous faut absolument prendre connaissance des besoins
des autres parties prenantes, dit-il. Je suis convaincu que les gens se soucient de la qualité de
l’information financière et de la communication de cette information, des gens qui essaient d’améliorer le
pays et de le rendre beaucoup plus efficient. Je veux qu’ils sachent que la profession de CA fait vraiment sa
part et qu’elle contribue à faire avancer le débat en l’enrichissant.»
La passion de Kevin Dancey pour ces questions est palpable — et ce n’est qu’un début. Parlez-lui de
responsabilité professionnelle et vous ne pourrez plus l’arrêter. En fait, il estime que le régime actuel de
responsabilité solidaire est un boulet que traîne la profession et qui l’empêche de progresser.
Il a même mis au point 10 arguments en faveur du régime de responsabilité proportionnelle (voir
l’encadré), en vertu duquel une personne assumerait le coût attribuable à sa propre part de responsabilité,
et non celle de quelqu’un d’autre, comme c’est le cas actuellement. Il ne fait aucun doute pour lui que le
régime actuel nuit à l’amélioration du modèle de communication de l’information d’entreprise. «Au bout du
compte, il s’agit probablement de l’argument le plus important, explique-t-il. Ce régime nuit à l’apport
d’améliorations au modèle de communication de l’information, et nuit vraisemblablement aux relations de
travail efficaces et efficientes qui pourraient exister entre le vérificateur, le conseil d’administration et
la direction.»
Kevin Dancey estime que le pays a besoin de ce qu’il appelle un régime de «responsabilité rationnelle» et
que ce changement est inéluctable. Il insiste : «Le public a tout intérêt à ce que la profession recrute
les bonnes personnes et à pouvoir compter sur un modèle amélioré de communication de l’information et sur un
régime de responsabilité équitable.» La profession de CA fera certainement tout en son pouvoir pour faire
apporter les changements qui s’imposent.
Comme c’est le cas pour la mise en œuvre du plan stratégique et pour les autres enjeux qu’il a identifiés,
Kevin Dancey promet que l’ICCA travaillera de concert avec les ordres provinciaux pour faire comprendre aux
gouvernements à quel point cette question est importante pour le grand public, et pour l’ensemble des
entreprises et des marchés financiers, et non seulement pour la profession de CA. Il a bon espoir que ce
dossier sera réglé d’ici la fin de son mandat.
Et comment Kevin Dancey voit-il les CA du Canada? «En plus d’être porteurs des valeurs fondamentales de la
profession, soit l’intégrité, l’objectivité et l’indépendance, les CA se caractérisent par leur expertise
financière, leur sens des affaires, leur capacité de réflexion stratégique et leur leadership, et ce, qu’ils
travaillent en cabinet, en entreprise, dans la fonction publique ou dans l’enseignement. Les CA sont
essentiels au succès de toute organisation.»
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Dix raisons pour lesquelles la responsabilité proportionnelle
servirait l’intérêt public
1 Favoriser
l’équité – Les comptables devraient assumer leur juste part de responsabilité, et non la part des autres,
comme c’est le cas sous le régime actuel de responsabilité solidaire. Dans certains cas, la responsabilité
d’un cabinet peut être fixée à 1 % seulement, mais le cabinet assume 100 % des coûts.
2 Uniformiser les dispositions législatives – Les dispositions législatives
applicables varient d’un ressort territorial à l’autre. Dans une optique générale, il n’est pas logique qu’il
en soit ainsi à l’égard d’une question aussi importante.
3 Retenir les vérificateurs de qualité – En raison du risque élevé associé
au régime actuel, il devient de plus en plus difficile d’attirer et de retenir des vérificateurs et des
associés de qualité, ce qui a une incidence sur la qualité et la quantité des services offerts.
4 Élargir le marché des cabinets de vérification – Trop peu de nouveaux
cabinets comptables s’aventurent sur le marché de la vérification des sociétés, car les risques qu’ils
courent sont bien supérieurs à ce qu’ils en retirent.
5 Accroître la concurrence – Le risque de responsabilité fait obstacle à une
concurrence accrue sur le marché des services de vérification, entraînant une augmentation des coûts pour les
sociétés et une réduction de l’offre des services recherchés.
6 Réduire les risques de faillite – Le régime de responsabilité solidaire
augmente considérablement les risques de faillite pour les cabinets de vérification.
7 Réduire le coût de la vérification – Le risque de responsabilité accru
force les cabinets de vérification à refiler la facture à leurs clients, ce qui augmente le coût pour les
entreprises.
8 Élargir l’accès à l’assurance – Comme les demandes de règlement ne peuvent
être quantifiées, il est impossible ou trop coûteux pour les petits cabinets de vérification de souscrire une
assurance, ce qui amène les cabinets à augmenter leurs prix, à refuser ou à abandonner des clients, à bouder
le marché de la vérification ou à être exposés à un risque de faillite accru.
9 Assurer l’accès aux services de vérification – De nombreuses petites
sociétés ouvertes à haut risque n’arrivent pas à trouver un vérificateur ou à obtenir les services qu’il leur
faut. Elles sont ainsi privées de l’accès à un capital dont elles ont bien besoin.
10 Améliorer le modèle de communication de l’information
d’entreprise –
Le régime actuel empêche l’amélioration de ce modèle et a vraisemblablement une incidence négative sur les
relations de travail entre les vérificateurs externes, le conseil et la direction des sociétés.
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L’ICCA élaborera un guide sur la mise en œuvre des normes ISA dans le cadre des missions de vérification des
PME
Ce guide sera diffusé dans le monde
entier par la Fédération internationale des comptables (IFAC).
Le Conseil d’administration de l’IFAC a attribué le contrat à l’ICCA, à la suite d’un appel d’offres lancé
à l’échelle internationale. Le guide sera publié par l’IFAC et mis gratuitement à la disposition de tous les
organismes nationaux qui en sont membres. «Nous avons déposé une soumission et notre candidature a été
retenue», indique David Smith, pdg sortant de l’ICCA et membre du Conseil de l’IFAC. «Cela en dit beaucoup
sur la profession de CA canadienne, en plus de nous offrir une occasion en or de mettre en évidence les
produits de grande qualité que notre profession crée au Canada.»
La première édition du guide, qui s’inspirera du très populaire Guide du praticien de l’ICCA, mis à jour
pour refléter les nouvelles normes sur le risque de mission fondées sur les normes ISA, devrait paraître au
milieu de 2007 et fera l’objet de mises à jour en 2009 et 2010. L’ICCA a retenu les services de Stuart
Hartley, auteur du Guide du praticien et du Manuel d’assurance de la qualité de l’ICCA, pour rédiger le guide
de l’IFAC. L’ICCA élaborera en outre des produits dérivés tels que listes de contrôle, cours et outils
connexes qui seront, eux, offerts à la vente.
Nouvelle campagne publicitaire des CA prévue pour septembre
La profession de CA démarrera son
programme de valorisation de la marque le mois prochain avec le lancement d’une nouvelle campagne
publicitaire de grande envergure. Ciblée sur les milieux d’affaires, les étudiants et le public, cette
campagne vise à mieux faire connaître la marque CA et à permettre au public de mieux comprendre le vaste
éventail des compétences précieuses que les CA ont à offrir. «Il est avantageux pour toute équipe de
direction d’avoir un CA en son sein», indique Kevin J. Dancey, FCA, nouveau président-directeur général de
l’ICCA. «Notre nouvelle campagne publicitaire vise à faire ressortir les raisons pour lesquelles le titre de
CA s’est acquis la réputation d’être le titre comptable prééminent au Canada.»
Cette campagne publicitaire automnale constitue un élément parmi d’autres d’une stratégie diversifiée de
valorisation de la marque qui sera mise en œuvre au cours des prochaines années. Le programme s’appuiera
également sur des activités de marketing, de relations publiques, de relations avec les médias et de
parrainage afin de montrer clairement la différence CA sur le marché. Plus important encore, il mettra à
profit l’expérience positive des entreprises et des particuliers qui travaillent avec des CA, pour renforcer
encore davantage la marque CA.
Pour obtenir des informations sur le nouveau programme de valorisation de la marque de la profession et la
campagne publicitaire, lisez le numéro de CAmagazine du mois prochain.
L’INSTITUT CANADIEN DES COMPTABLES AGRÉÉS
AVIS DE CONVOCATION À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE
Montréal (Québec)
Le 20 septembre 2006
La cent quatrième assemblée générale
annuelle des membres de l’Institut Canadien des Comptables Agréés aura lieu à la salle Monet-Chagall de
l’hôtel Sofitel Montréal, 1155, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec), le mercredi 20 septembre 2006 à 9
heures (heure locale). À l’ordre du jour, figurent la lecture des rapports du Conseil d’administration et de
son président, le dépôt des états financiers de l’Institut pour l’exercice clos le 31 mars 2006 et du rapport
du vérificateur y afférent, la nomination des vérificateurs pour l’exercice en cours ainsi que toute autre
question dont l’assemblée pourra régulièrement être saisie.
Le paragraphe 3) de l’article 20 du règlement administratif stipule que, lors de toute assemblée annuelle
ou extraordinaire, les membres de l’Institut peuvent se faire représenter par procuration et précise que,
dans ce cas, seuls les membres de l’Institut peuvent agir en qualité de mandataire. Les membres qui désirent
se faire représenter par procuration peuvent utiliser toute formule de procuration rédigée en bonne et due
forme. Par souci de commodité, une formule de procuration a été postée sur le site Web de l’ICCA. Les
procurations devant servir lors de l’assemblée doivent être retournées sans délai à l’attention de M. Walter
Palmer, Fasken Martineau DuMoulin LLP, 66, rue Wellington Ouest, Bureau 4200, Toronto Dominion Bank Tower,
Boîte postale 20, Toronto-Dominion Centre, Toronto (Ontario) M5K 1N6.
Signé le 7 juin 2006
Le président-directeur général, David W. Smith, FCA
Le président du Conseil d’administration, David A. Hope, FCA
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