Un paysage à ses couleurs
Par Tamar Satov
Bob McMurray aura 65 ans ce mois-ci, et non seulement prendra-t-il sa retraite du cabinet de Surrey (C.-B.) où il travaille depuis plus de 40 ans, mais il deviendra artiste à plein temps.
Il s’agit d’une transition naturelle pour Bob McMurray, FCA. Il a exposé ses œuvres au pays et aux États-Unis et, jusqu’à présent, il se démenait pour trouver le temps de peindre. «Parfois je travaille toute la journée, je m’arrête pour souper, puis je retourne à l’atelier — c’est assez intense», dit cet associé principal chez McMurray, Roberts, Heming & Wyborn.
Intense, ce devait certes l’être lorsque l’ordre de la Colombie-Britannique lui a commandé trois scènes pour souligner son centenaire cette année. «Il m’a fallu deux mois et demi, dont six jours de vacances, pour les terminer», se rappelle Bob McMurray. Les tableaux sont exposés aux bureaux de l’ordre. Des reproductions se vendent entre 180 et 4 000 $, et le produit net de la vente est remis à la fondation pour la formation des CA. Le temps n’est toutefois pas le seul obstacle qu’a dû affronter Bob McMurray, qui souffre de daltonisme rouge-vert. Au lieu de tenter de reproduire les couleurs qu’il voit, il crée sa propre palette et se concentre sur l’ombre et la lumière. «Ça me donne un style bien à moi», dit-il.
Le peintre tire son inspiration de voyages dans des régions côtières. Ses tableaux font partie de collections privées et d’entreprises d’ici et de l’étranger, et ont été utilisés par la ville de Surrey pour illustrer des cartes de souhaits et la couverture d’un rapport annuel. «Je conçois également la carte de Noël de mon cabinet depuis 20 ans», ajoute Bob McMurray, membre associé et «Signature» de la Fédération des artistes canadiens. La conception de cartes de Noël n’est toutefois pas le seul point de rencontre des deux disciplines pratiquées par Bob McMurray qui donne aussi des séminaires sur les règles fiscales applicables aux artistes. «Certains disent que comptabilité et art forment un drôle de couple. Je leur réponds que j’essaie d’utiliser les deux côtés de mon cerveau.»
Tamar Satov
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