En allégeant la dette
En 1992, Standard & Poor's a baissé la cote de crédit du gouvernement canadien. Les autres agences de notation ont emboîté le pas et, dès 1995, certains disaient que les finances canadiennes se rapprochaient plus de celles de l'Argentine que de celles des États-Unis. Au printemps 2004, un brillant rapport de S&P soulignait l'«impressionnante réduction de la dette» et une «situation financière saine», et suggérait : «une ligne directrice claire fondée sur un large consensus politique est de bon augure pour les perspectives canadiennes de croissance économique à long terme». Aujourd'hui, le gouvernement canadien est l'un des leaders en matière de politique budgétaire responsable.
«En ce qui a trait à son problème d'endettement, désormais ingérable, le Canada est devenu un membre honoraire du Tiers Monde.» Éditorial du Wall Street Journal (1995) annonçant une intervention probable du FMI.
«Atteindre l'équilibre budgétaire n'est pas la panacée… Une des manières de gérer le problème consiste à ne pas s'endetter davantage, et c'est ce qui a été fait. Mais ce n'est qu'un début. Il faut maintenant s'efforcer de réduire la dette.» Michael Gregory, économiste chez Lehman Brothers Canada, commentant en 1998 l'atteinte du premier équilibre budgétaire en 27 ans.
«Cela met le pays dans un groupe d'élite. Pour ceux qui ont la mémoire courte, c'est une bonne illustration des progrès réalisés par le Canada.» Ted Carmichael, économiste chez J.P. Morgan, après la hausse de la cote de crédit du Canada portée à AAA par Moody's en 2002.
«Personne n'est à l'abri. Cela peut arriver du jour au lendemain, et il vaut mieux tous s'y préparer.» Ralph Goodale, ministre des Finances du Canada, informant les représentants du G7 à New York en mai 2004 des «terribles conséquences» que l'absence de gestion du surendettement peut engendrer. Le Canada est le seul pays du G7 à travailler activement à la réduction de son endettement.
Steve Brearton
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