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Un résumé des initiatives et projets en cours à l’icca
Entrevue avec Doug Baker
Il s’en est fallu de peu pour que Doug Baker ne soit pas en mesure de remplir son mandat de deux ans à titre de président du Conseil d’administration de l’ICCA. En 2008,M. Baker s’est effondré au Petroleum Club de Calgary, quelques jours avant une réunion du Conseil de l’ICCA. Il a été transporté d’urgence à l’hôpital, où il a reçu un pronostic plutôt sombre : il était atteint d’une tumeur au cerveau et devait subir une chirurgie. L’opération, qui s’est bien déroulée, a été suivie de quatre autres interventions chirurgicales afin de combattre une infection persistante. M. Baker a eu besoin d’un système de perfusion ambulatoire pour la majeure partie de 2009.
«C’était une période intéressante», raconte l’homme discret de 57 ans, qui prévoit subir une dernière chirurgie pour remplacer une partie de son crâne par une plaque artificielle, après l’expiration de son mandat à l’ICCA le 22 septembre 2010.
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Doug Baker a joué un rôle clé dans la formation des nouvelles générations de CA. |
Le FCA, qui fait carrière dans le secteur énergétique depuis plus de 25 ans, a eu un avertissement en 2004, lorsqu’il a été hospitalisé en raison de douleurs à la poitrine et d’hypertension, causées par le stress et un excès de poids. L’année suivante, Doug Baker a participé à une randonnée pédestre de 15 jours jusqu’au camp de base du Mont Everest au Népal, impressionnant en soi à quelque 5 500 mètres d’altitude. «C’était un des moments forts de ma vie, confie-t-il. J’ai perdu 11 kilos avant de partir, puis 4,5 kilos supplémentaires pendant l’excursion.»
Depuis plus de 20 ans, Doug Baker joue un rôle clé dans la formation des nouvelles générations de CA. Il a tout d’abord été représentant de l’Alberta au sein du Jury de l’EFU, puis il a présidé le Jury. Depuis 2000, il siège à la Commission d’évaluation des diplômes étrangers à titre de représentant de l’Alberta. «On voyait rarement quelqu’un qui travaillait à temps plein en entreprise participer autant aux activités de la profession», explique Steve Glover, FCA, ancien directeur général de l’Institute of Chartered Accountants of Alberta et ancien collègue de M. Baker à l’ordre et en entreprise.
Aujourd’hui, Doug Baker siège au conseil d’administration de sept sociétés ainsi qu’à celui de plusieurs organismes sans but lucratif.
Comment envisagez-vous l’avenir de la profession de CA?
À mon avis, nous sommes en très bonne position. Nos membres sont au cœur de la profession de CA, qui continuera d’être robuste tant que nous embaucherons des étudiants de premier plan, que nous leur offrirons une excellente formation et que nous fournirons une méthode d’évaluation basée sur des normes très élevées.
Au cours de votre mandat en tant que président du Conseil, vous avez mis en place un programme qui vise à former davantage de CA à l’extérieur de cabinets comptables. Pourquoi?
Historiquement, il y a toujours eu un risque de goulot d’étranglement pour l’entrée dans la profession. L’accès à la profession étant fonction du nombre de stages offerts par les cabinets d’expertise comptable, le nombre d’étudiants pouvant se présenter éventuellement à l’EFU n’était pas contrôlé par la profession, mais dépendait plutôt de ces cabinets. Nous aimerions voir davantage d’entreprises s’engager dans la formation des étudiants.
La formation des étudiants en entreprise accroît donc le nombre de candidats à la profession?
Oui. Je crois que c’est très important d’élargir le bassin de candidats, et c’est ce que reconnaît la profession. L’expérience acquise en audit chez KPMG, chez Deloitte ou chez E & Y par exemple, est très bonne, mais les cabinets comptables ne sont pas les seuls endroits qui peuvent enseigner les compétences requises. Une société comme BCE, par exemple, emploie plus de 150 comptables agréés à l’échelle du pays. Son service des finances regroupe suffisamment de CA pour offrir le même type de mentorat, de leadership et de formation nécessaires pour transmettre les compétences requises dans le cadre d’un programme de stage CA.
Combien y a-t-il de candidats CA par rapport au nombre de postes de stagiaires disponibles?
L’année dernière, quelque 3 100 étudiants ont réussi à l’EFU. Mis à part les postes de cheminement traditionnel offerts en audit, on compte probablement environ 200 à 300 postes de stagiaire. À mon avis, au moins 1 000 à 1 200 des diplômés de l’EFU devraient provenir d’un cheminement non traditionnel, soit peut-être un tiers des nouveaux diplômés. J’espère que nous pourrons atteindre ce nombre d’ici cinq ans, et j’aimerais bien qu’on atteigne un nombre encore plus élevé.
En ce moment, d’où provient le personnel du service des finances des sociétés canadiennes?
Dans bon nombre de cas, les grandes sociétés embauchent les gens fraîchement diplômés de l’université. Elles souhaitent un programme de formation pour leurs étudiants, alors elles se tournent vers ceux de CMA ou de CGA. Notre travail consiste à offrir un programme qui répond aux besoins des entreprises afin qu’elles préfèrent former des CA.
À l’extérieur de la profession, est-ce que les CA occupent une part suffisante du marché comparativement aux CMA et aux CGA?
Je ne crois pas que les CA devraient occuper tous les postes en comptabilité sur le marché. Le marché des services d’audit et d’examen, qui est en train de devenir un enjeu majeur, se développe de plus en plus en Ontario et au Québec pour les autres professions. Dans d’autres provinces, des non-CA réalisent des missions d’audit depuis des années sans que les CA n’aient perdu de part de marché. Je n’y vois pas de préoccupation ni de menace pour l’instant. Je suis moins inquiet au sujet des CMA et des CGA en ce qui a trait au secteur hors expertise comptable. Dans ce milieu, nous sommes également soumis à la concurrence de la part des M.B.A., des CFA et des détenteurs de titres internationaux. Les CA ont une solide présence parmi les postes de haut niveau en finance dans les sociétés figurant dans le ROB 1000 qui exercent une influence significative sur l’économie et sur les marchés des capitaux. Même si nous sommes en bonne position, j’aimerais voir davantage de CA intervenir dans ces sociétés et dans l’économie. Je crois que c’est avantageux pour les marchés financiers que des CA ayant une expertise et des compétences reconnues occupent des postes clés. Chose certaine, si nous ne formons pas assez de CA, ces postes clés seront occupés par d’autres.
Par d’autres?
Oui, et c’est ce qui m’inquiète. Si on regarde le nombre de membres des autres professions, on constate qu’il est à la hausse. Les CFA sont de plus en plus nombreux. À certains endroits, on compte même plus d’étudiants CMA et CGA que d’étudiants CA. Ce sont les détenteurs d’autres titres qui occuperont les postes si nous ne prenons pas le taureau par les cornes.
La profession CA ne progresse pas aussi rapidement que les autres?
Non. En ce moment, nous dominons toujours les postes de haut niveau en finance et en comptabilité, et nous avons une forte présence dans la haute direction, ce que nous voulons conserver. Nous voulons à tout prix éviter que les CA ne deviennent un petit groupe élitiste qui commencerait à perdre de sa pertinence.
À votre avis, quels sont les autres défis et possibilités qui attendent la profession?
Tout d’abord, à l’interne, nous sommes en train de mettre en place le programme de stage CA pour les étudiants en entreprise, à l’extérieur du cheminement traditionnel en audit. Pour la profession, il est essentiel de bien faire les choses et d’avancer avec vigueur. Nous devons constamment surveiller et évaluer ce que nous faisons pour nous assurer que c’est attrayant pour les étudiants, qu’ils soient en gestion ou non, pour les personnes qui réorientent leur carrière et pour les gens formés à l’étranger. Nous voulons également être attrayants, concurrentiels et efficients aux yeux des employeurs qui forment nos nouveaux CA. Je crois que si nous parvenons à offrir aux CA davantage de possibilités de formation pour leur permettre d’acquérir les compétences dont ils ont besoin, nous serons mieux préparés à relever certains des défis quant au nombre de CA.
Deuxièmement, nous sommes à l’ère de l’internationalisation. Il y aura graduellement une plus grande harmonisation des normes comptables et des pratiques d’audit et de gestion. On le voit déjà avec les IFRS et les nouvelles normes indépendantes d’audit. Cela m’indique qu’au fil du temps, il y aura un besoin moins grand de titres professionnels comptables particuliers d’un pays à l’autre. Malgré leur petit nombre, les CA canadiens sont très estimés partout dans le monde. On nous dit souvent que les CA canadiens se démarquent sur la scène internationale. Nous devons vraiment déterminer quelle sera notre place dans un monde caractérisé par une convergence sans précédent.
Paul Brent
Admission à la profession de CA
Les exigences modifiées en matière d’expérience pratique offrent davantage de souplesse aux employeurs et aux stagiaires
Deux modifications ont été apportées aux exigences de la profession en matière d’expérience pratique pour 2010. Ces modifications font suite aux commentaires de cabinets de CA ainsi que d’entreprises et organismes publics agréés à titre de maîtres de stage CA.
Les exigences en matière de profondeur et d’étendue ont été modifiées pour offrir plus de latitude aux employeurs pour la création de stages. Les employeurs peuvent maintenant demander à être agréés pour proposer des stages dont le domaine de profondeur pourra être l’un ou l’autre des six domaines de compétence CA : Certification; Mesure de la performance et information; Fiscalité; Gouvernance, Stratégie et gestion des risques; Prise de décisions de gestion; et Finance.
Les descriptions des compétences particulières ont été clarifiées afin de mieux refléter les compétences attendues d’un CA débutant. Le Dossier d’expérience admissible CA (DEA), que chaque stagiaire doit tenir à jour, a donc été modifié en conséquence.
Pour connaître le détail de ces modifications, visitez le site www.avantagemsca.ca ou, pour en comprendre l’incidence sur les programmes de stage CA actuels et futurs, communiquez avec le chargé de liaison MSCA de votre région.
Les CA commanditent la présentation de Paul Volker
Le 6 octobre prochain, la profession de CA sera l’un des fiers commanditaires de l’événement organisé par le Canadian Economic Forum, intitulé A Conversation with Paul Volker, qui se tiendra au Palais des congrès du Toronto métropolitain. Économiste américain, M. Volker a été président de la Réserve fédérale américaine sous les présidents Jimmy Carter et Ronald Reagan, d’août 1979 à août 1987. Depuis février 2009, il est président du Economic Recovery Advisory Board qui relève du Président Obama. «Commanditer des événements importants comme celui-ci contribue à favoriser le dialogue sur la conjoncture économique mondiale», a indiqué Kevin Dancey, FCA, président-directeur général de l’ICCA.
De plus amples précisions sur cet événement à venir sont postées sur le site Web de l’ICCA, à www.icca.ca.
Une publication de l’ICCA souligne l’importance de la diversité
Une nouvelle publication de l’Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA) aide les conseils d’administration à se pencher sur la question de l’importance de la diversité au sein des organisations.
Le Conseil sur la surveillance des risques et la gouvernance de l’ICCA a commandé cette publication spéciale, intitulée Cahier d’information sur la diversité – Questions que les administrateurs devraient poser. Le document s’appuie sur des statistiques réelles et des exemples concrets pour établir le lien entre la diversité et la réussite sur le plan des affaires.
Les conseils d’administration donnent le ton et devraient effectuer un suivi de l’incidence des initiatives de promotion de la diversité sur les objectifs d’affaires, tels que le recrutement et la rétention des talents les plus prometteurs, l’amélioration de la performance et l’augmentation de la part de marché.
La publication de l’ICCA a été rédigée par trois auteurs d’Ernst & Young : Fiona Macfarlane, associée directrice, Gens; Diane Sinhuber, associée et leader canadienne, Services bancaires et marchés financiers; et Tanya Khan, associée, Services consultatifs.
«La notion de diversité ne se limite pas à la race et au sexe, et elle englobe divers facteurs dont l’âge, la culture, la personnalité, les compétences, la formation, l’expérience professionnelle ainsi que le vécu de chacun, a indiqué Mme Macfarlane. Des points de vue variés peuvent favoriser la souplesse et la créativité au sein des organisations. Les sociétés qui s’engagent en matière de diversité constatent que cela accroît leur rentabilité et leur performance.»
Pour accéder en ligne à la publication de l’ICCA, rendez-vous à www.csrg.ca.
Connaître les nouvelles Normes canadiennes d’audit
L’ICCA a élaboré un cours d’introduction pour aider les auditeurs d’états financiers et autres personnes intéressées à comprendre les nouvelles Normes canadiennes d’audit (NCA). «Tous ceux qui réalisent des audits d’états financiers, y compris les stagiaires en audit, auront besoin de comprendre les nouvelles normes», a indiqué Gord Beal, CA, qui dirige le projet de l’ICCA, Normes canadiennes en transition. «Le nouveau cours en ligne, intitulé Introduction aux nouvelles normes d’audit au Canada, constitue un outil efficace dès la première étape du processus d’apprentissage.»
Les participants sont guidés tout au long d’un audit modèle et acquièrent des connaissances pratiques sur les diverses étapes du processus d’audit. Un groupe d’experts, dont Cindy Kottoor, de Neverest Inc., Katherine Schamerhorn, directrice de projets chez Grant Thornton, LLP, et Eric Turner, directeur de projets, Certification, à l’ICCA, donnent un aperçu de la façon dont les normes doivent être appliquées. Le cours est offert par modules, ce qui facilite son intégration dans l’horaire des participants. Il faut compter environ deux heures pour le compléter, y compris les exercices et le test final, et il permet d’obtenir des crédits de PPC admissibles.
Ce cours s’insère dans une ressource appelée Outil d’application des NCA que l’ICCA a lancée au printemps dernier. L’Outil est une ressource interactive qui permet d’accéder, à partir d’un guichet unique, à l’information dont les auditeurs ont besoin pour les quatre étapes du processus d’audit : les considérations préalables à l’audit, la planification, la réalisation, les conclusions et le rapport d’audit.
Le cours et l’outil d’application sont accessibles en ligne sans frais. Les NCA s’appliquent aux audits d’états financiers des sociétés petites et grandes, des sociétés ouvertes et à celles à capital fermé de tous les secteurs d’activité, des OSBL et des gouvernements. La série des 36 NCA qui reflètent les exigences des Normes internationales d’audit (ISA) entrera en vigueur au Canada pour les périodes closes à compter du 14 décembre 2010. Nombre des nouvelles normes concordent avec la pratique canadienne actuelle en vérification. Toutefois, Gord Beal ajoute que «certaines normes représentent un changement important et exigeront des auditeurs qu’ils se préparent en conséquence». On peut accéder au cours Introduction aux nouvelles Normes canadiennes d’audit au Canada, à l’Outil d’application des NCA, etc., à www.icca.ca/NCA.