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Par Jim Carroll
Il y a un peu plus de 11 ans paraissait la première rubrique «Virtualités» dont les derniers mots, aujourd’hui des plus pertinents, étaient : «Parvenir à la vitesse Internet est un long processus.» Cette première rubrique a été publiée à l’été 2001, en pleine ère post-débâcle des cyberentreprises. Après l’effondrement des actions des cybersociétés, l’idée planait qu’Internet pourrait finalement n’être qu’un feu de paille dont l’incidence sociale et économique aurait été surévaluée. Vu la vitesse à laquelle les changements se produisent, on peut dire avec le recul que cette réaction était plutôt précipitée.
Quelques mois plus tard, ma rubrique technologique de longue date qui paraissait dans le Globe and Mail a été annulée, un éditeur visionnaire étant convaincu que c’en était fini de la technologie. Mais, peu après, sont apparus les médias sociaux YouTube, Facebook et Twitter ainsi que les plateformes technologiques qui allaient servir de base à des révolutions nationales, à des bouleversements politiques et à plus de changements que quiconque aurait pu imaginer.
La technologie Internet a toujours été sous-évaluée. C’est en tant que nouveau CA au service du cabinet Thorne Riddell à Halifax, en 1982, que j’ai découvert le courrier électronique et d’autres systèmes qui allaient bientôt se transformer en Internet. À l’époque, personne ne voulait entendre parler de ce nouveau monde étrange. Mes collègues CA me conseillaient souvent de cesser de me préoccuper d’informatique et d’arrêter de saboter ma carrière en comptabilité.
Puis, en 1993, un ami et moi avons écrit un petit livre intitulé Canadian Internet Handbook. Quand ce livre est devenu un bestseller, j’ai consacré beaucoup de temps à des conférences un peu partout en Amérique du Nord, mettant en contexte les répercussions économiques, sociales et personnelles de cette nouvelle technologie.
Aujourd’hui, je ne me concentre plus autant sur Internet. J’ai plutôt amorcé une carrière fascinante comme futurologue international et expert en innovation. Je m’émerveille devant ma liste de clients qui comprend la PGA, Disney et la NASA. Je suis encore étonné que l’on m’ait un jour demandé de motiver un groupe d’astronautes, d’experts en contrôle de mission et de directeurs de lancement à poursuivre leur réflexion sur le futur. Ma carrière de CA continue d’évoluer puisque j’ai appris à adapter mes compétences, mon rôle et mes capacités aux nouvelles situations. C’est pourquoi, après plus de 100 rubriques «Virtualités» pour CAmagazine, il est temps pour moi de passer à autre chose.
J’ai suivi et vécu la révolution Internet pendant plus de 20 ans et je soupçonne que nombreux sont ceux qui continueront à prévoir les éventuelles répercussions de cette technologie. Je vous laisse donc sur les trois points suivants, publiés antérieurement, mais toujours d’actualité :
Je crois que personne n’estime à sa juste valeur l’ampleur des répercussions d’Internet sur l’avenir. Mieux vaut ne pas faire fi de l’importance de cet outil qu’est Internet.
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Jim Carroll (www.jimcarroll.com; jcarroll@jimcarroll.com) est un auteur et conférencier réputé.
