Édition Imprimée
      janvier-février 2010
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Boîte aux lettres

IL N’Y A PAS DE SOLUTION PASSE-PARTOUT

L’encadré «Expertise» de la section «Avant-scène» (novembre 2009) m’a plutôt déçu. L’expert, David Trahair, y affirme, de façon trop simplifiée, qu’au seuil de la retraite, il faut délaisser les placements en actions. L’un des principes fondamentaux en ce qui a trait aux services-conseils en matière de placement est de connaître son client.

Dans le cas en question, nous ne savons rien du client, sauf son âge. Nous ne savons rien de ses actifs, de ses dettes, de ses revenus, de ses dépenses, du nombre d’années qui le séparent de la retraite, du nombre de personnes à sa charge, de sa tolérance au risque, de ses objectifs, etc. Trop simplifier les situations donne une vision simpliste du secteur des placements. Or, ce secteur est loin d’être simple, comme beaucoup d’investisseurs (et de conseillers) l’ont appris au cours de la dernière année.

Il a été démontré qu’à long terme les actions peuvent procurer un meilleur rendement que la plupart des autres catégories d’actif et que le risque s’amenuise sur une longue période.

Si tous les aspects de la situation nous avaient été présentés, peut-être aurions-nous même découvert qu’un portefeuille composé uniquement d’actions était approprié. Il vaut mieux ne pas proposer de solution passe-partout, car c’est tout le secteur des placements qui s’en trouve discrédité.

Marc Furlotte, CA, CMC
Halifax (Nouvelle-Écosse)

Réponse de l’auteur : Vous avez raison; il est périlleux de prodiguer des conseils financiers sans connaître tous les détails de la situation d’un client. Mais si je conseille à ceux qui approchent de la retraite de délaisser le marché boursier, c’est tout simplement parce qu’une trop grande exposition aux risques liés aux actions peut conduire à l’effondrement de leur situation financière personnelle. À l’aube de la retraite, le marché boursier pose les problèmes suivants :

Faute d’espace, je vous fais grâce des autres risques liés aux marchés boursiers; mais si l’on peut, avec un CPG sans frais, obtenir un rendement similaire à celui d’un fonds d’actions, à quoi bon s’exposer aux risques du marché?

Pour ma part, je ne m’en remettrai pas au marché dans l’avenir.

David Trahair, CA

VIBRANTE HARMONIE

J’ai été très touchée par l’article «Harmonie au sommet» (octobre 2009), qui présente les réalisations et réussites de Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins.

Il est inspirant de voir une femme CA à la tête d’une importante institution financière. On a parfois tendance à oublier que les banques ne sont pas les seuls piliers du secteur des institutions financières, mais que ce secteur englobe aussi les sociétés d.assurance, les coopératives d’épargne et de crédit ainsi que les sociétés de fiducie. J’ai travaillé dans des institutions financières pendant plus de 15 ans et j’ai trouvé que les propos de Mme Leroux concernant la crise financière étaient très pertinents.

J’ai remarqué que les comptables atypiques et non conformistes sont bien souvent musiciens également. J’ai donc trouvé intéressant de constater que Mme Monique Leroux et M. Zarin Mehta, dont il est aussi question dans le numéro d’octobre (Personnalités), sont tous deux des musiciens accomplis.

Donna Sharp, CA, CMA
Toronto


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