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FORMATION CONTINUE
J’ai lu l’article «Un portefeuille à valeur ajoutée» (rubrique Planification financière personnelle du numéro d’avril) avec intérêt, et je suis d’accord avec l’auteure, Deborah Wetmore. Ses constatations concordent avec ce que je vois depuis 20 ans comme planificateur financier. Plus que jamais, les gens veulent obtenir un avis objectif et indépendant tant pour leurs placements que pour leurs assurances. Toutefois, l’affirmation «le CA peut offrir un deuxième avis précieux» devrait plutôt se lire «le CA qui détient un titre de planificateur financier peut offrir un deuxième avis précieux». Ce n’est pas clair dans l’article, mais les CA cités, Tim Coakwell et Karen Slezak, portent le titre de CFP.
Les aspirants CA ne reçoivent pas de formation en matière de placements, d’assurances et de retraite, à moins que les programmes n’aient changé depuis que j’ai fait mes études. Il leur faut d’abord obtenir une formation appropriée pour pouvoir offrir des services crédibles dans ces domaines. Avant de suivre des cours en planification financière, puis en assurances, je n’avais aucune idée de l’ampleur des connaissances à acquérir en plus de ma formation de CA. Nous voulons que nos clients exigent que ceux qui leur offrent des services comptables et fiscaux aient un titre comptable professionnel, et le même raisonnement doit s’appliquer à la planification financière. Je recommande le titre de planificateur financier enregistré de l’Institute of Advanced Financial Planners, ou celui de CFP, du Conseil relatif aux standards des planificateurs financiers (CRSPF), dont les programmes solides sont reconnus. En tant que membre fondateur du CRSPF, l’ICCA devrait exiger que les CA acquièrent des titres de compétence appropriés avant de se présenter comme planificateurs financiers.
Les CA en cabinet devraient envisager d’aller chercher des titres supplémentaires, et ainsi élargir leurs compétences, tout en satisfaisant aux exigences en matière de formation continue.
Nos clients nous paient pour obtenir des conseils, mais ils paient inévitablement un courtier pour acheter des produits. Nous sommes désavantagés par rapport aux autres planificateurs financiers qui remplissent ces deux fonctions, car nos règles de déontologie nous empêchent d’accepter des commissions de recommandations, directes ou indirectes, de la part des courtiers. En revanche, je constate que mes services de planification financière débouchent souvent sur la préparation de déclarations fiscales et la prestation de conseils d’affaires.
Je remercie l’auteure pour cet article fouillé fort utile pour les CA qui envisagent d’élargir leurs compétences et d’offrir des services dans ce domaine très valorisant.
Blair Corkum
CA, R.F.P., CFP, AVA, RHU, FDS
Charlottetown
Réponse de l’ICCA : M. Corkum livre un message important à la profession. À titre de CA et de professionnels, lorsque nous nous présentons comme experts dans un domaine particulier, nous nous devons d’avoir les compétences, les connaissances et les habiletés pertinentes. Notre processus d’admission et l’Évaluation uniforme (EFU), aussi rigoureux soient-ils, visent à préparer les étudiants à accéder à la profession de CA. Bien que la Grille de compétences des candidats à l’EFU comprenne des éléments de planification financière, notre formation préagrément ne vise pas à nous préparer à agir à titre d’experts en planification financière (pas plus qu’en juricomptabilité, en technologies de l’information, en évaluation d’entreprises ou en finance d’entreprise, par exemple). Les programmes postagrément bien établis, comme celui permettant d’obtenir le titre de CFP, sont d’excellentes occasions pour les CA de compléter leur formation et d’annoncer leur expertise au public.
Les lettres doivent être envoyées au rédacteur en chef de CAmagazine, 277, rue Wellington Ouest Toronto (Ontario) M5V 3H2 (letters.editor@cica.ca)
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