Édition Imprimée
      septembre 2009
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Passion en alerte

Par Rosalind Stefanac
Photographe : Christian Fleury/KlixPix

 

Mark Bindman consacre
30 heures par semaine à
son engagement de
bénévole au sein des
Pompiers Auxiliaires de
Montréal.

Lorsqu’il n’est pas en train d’«éteindre des feux» pour ses clients pendant la période des impôts, Mark Bindman se jette littéralement dans le feu de l’action aux côtés des pompiers de sa ville. Il fait partie des 28 bénévoles membres des Pompiers Auxiliaires de Montréal, qui prêtent une assistance, sur le terrain, au Service de sécurité incendie de Montréal en cas d’incendies majeurs. «Nous prenons soin des pompiers et de leur santé, et nous veillons à ce qu’ils boivent suffisamment de liquides», dit Mark Bindman, âgé de 54 ans. «L’important incendie de la nuit dernière dégageait une telle chaleur que nous avons installé des douches portatives dans la rue afin qu'ils puissent se refroidir le corps.»

Étant de garde sept jours sur sept, il porte à l’occasion son uniforme au bureau (le cabinet de CA Bessner Gallay Kreisman, où il agit comme associé responsable du contrôle qualité et des normes professionnelles) après avoir passé la nuit sur les lieux d’un sinistre. «J’évacue mon adrénaline pendant des heures, et la plupart de mes clients sont stupéfaits de ce que je fais», précise-t-il. Il consacre 30 heures par semaine à sa «passion pour le feu» et peut compter sur l’appui de ses associés. «Certaines semaines, je suis appelé deux ou trois fois pour une intervention, mais je ne réponds pas aux alertes pendant les heures de travail.»

Mark Bindman a commencé à courir après les camions de pompiers dans la vingtaine. «J’étais électrisé par le sentiment d’urgence, les odeurs et les couleurs», lance-t-il. Depuis, il a accumulé une collection impressionnante d’objets sur ce thème : huit bornes-fontaines grandeur nature, une douzaine d’extincteurs, des centaines de t-shirts de services d’incendie, etc.

Le CA ne veut pas abandonner sa profession. «C’est un dada que j’ai transformé en service communautaire. Pendant la période des impôts, quand je suis particulièrement stressé, je passe 15 minutes à regarder ma collection, ce qui me calme et me permet de reprendre le travail.»

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