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      décembre 2009
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Certifié entreprise

Jusqu’à tout récemment, le stage en cabinet était un des prérequis pour obtenir le titre de CA.L’étudiant peut maintenant le faire en entreprise.

Par Robert Colapinto
Illustration : Mike Constable

«Je ne vous cacherai pas que, parfois, j’ai vraiment peur que mon manque d’expérience de la vérification et de la certification me nuise à l’EFU, explique Jessy Brar, stagiaire CA. Par ailleurs, je parviens à surmonter ma crainte en étudiant davantage en vérification et certification. J’y consacre simplement plus d’efforts, parce que je suis consciente que mon travail ne me permet pas d’acquérir une expérience en la matière.»

Jessy compte parmi le nombre toujours croissant de candidats à l’exercice de la profession qui ont emprunté une voie non traditionnelle vers l’obtention de leur titre. Elle ne travaille pas dans un cabinet de CA, mais chez le géant du pétrole et du gaz Nexen Inc., à Calgary. Dans son cas, le domaine de compétence à approfondir au cours du stage n’est pas la certification. Il s’agissait pourtant, avant le 1er septembre 2007, d’une compétence de base que tous les CA au Canada devaient absolument avoir approfondie en milieu de travail. Aujourd’hui, non seulement les candidats à la profession ont la possibilité de satisfaire aux exigences en matière d’expérience pratique en travaillant en entreprise, mais encore, ils n’ont pas à se soucier d’acquérir une expérience en certification. Tous les candidats doivent encore et devront toujours affronter les épreuves traitant de certification à l’EFU, mais les critères fondamentaux qui ont déterminé pendant longtemps la voie à suivre et l’expérience nécessaire pour obtenir le titre semblent avoir changé pour de bon.

Alors, comment cette nouvelle cohorte de futurs CA se débrouille-t-elle dans cette voie relativement peu explorée? Et pourquoi ont-ils choisi, pour devenir CA, un itinéraire qui semble si risqué? Jessy et son collègue stagiaire chez Nexen, Adrian Hamfelt, n’ont pas ralenti le rythme depuis qu’ils ont entrepris leur stage en 2008. Adrian a choisi la certification comme domaine de compétence à approfondir, mais c’est en entreprise qu’il se perfectionne et il ne peut compter sur un pair en vérification à qui faire part de ses soucis et de ses problèmes. «Comme [à l’heure actuelle] 99 % des stagiaires sont en cabinet, explique-t-il, il y a un risque que je sois marginalisé. Néanmoins, je commence à me sentir comme un membre à part entière du programme, qui en remplit toutes les exigences, ce que je craignais de ne pas pouvoir faire au départ. Je ne me sens pas comme une sorte d’extra-terrestre qui débarque d’une entreprise, dit-il en riant, mais bien comme un vrai stagiaire CA.»

Jason Berting fait des pieds et des mains pour que Jessy et Adrian puissent satisfaire pleinement à toutes les exigences en matière de profondeur et d’étendue. C’est lui qui est directeur de stage chez Nexen, l’une des premières entreprises à devenir maître de stage CA (MSCA). «Je suis conscient que nos stagiaires subissent d’énormes pressions pour compléter leur programme de stage, réussir l’EFU et se réaliser en tant que CA, explique-t-il. Mais la pression est aussi intense pour tout le monde chez Nexen! Nous voulons que le programme fonctionne chez nous. C’est un concept tout à fait nouveau, mais je suis persuadé que nous faisons tout ce qu’il faut.»

Avant 2007, seuls les cabinets d’expertise comptable et les bureaux des vérificateurs généraux du Canada et des provinces pouvaient être agréés comme maîtres de stage. Même s’il s’inscrit dans la mission de longue date de la profession, soit d’attirer les meilleurs candidats au titre de CA, le nouveau programme MSCA pour les entreprises n’est pas une simple extension du programme traditionnel. Jason Berting et son équipe, qui bénéficiaient du soutien des plus hauts dirigeants de Nexen, se sont soumis aux exigences très rigoureuses de la procédure d’agrément comme MSCA, administrée dans leur cas par la CA School of Business de l’Ouest canadien.

Pour résumer les exigences, tous les postes de stagiaire offerts par le MSCA doivent offrir des affectations structurées dans l’entreprise et les instances de la profession doivent avoir l’assurance que les stagiaires évoluent dans un cadre de travail guidé par une éthique du plus haut niveau. Le stagiaire doit tenir un «Dossier d’expérience admissible» dans lequel il rend compte de son acquisition de connaissances, et être suivi par un mentor chevronné, capable de lui inculquer des valeurs de professionnalisme et d’intégrité.En tant que directeur de stage, donc principal superviseur du programme de stage, des mentors et des stagiaires, Jason Berting a dû soumettre un dossier d’agrément très étoffé. Il a sélectionné avec soin les membres conseillers qui accompagnent Jessy, Adrian et un troisième stagiaire tout au long du programme. «Nous devons absolument, affirme-t-il, veiller à ce que les stagiaires fassent l’expérience du maximum de choses que l’entreprise peut leur offrir, notamment de sa culture d’honneur et d’honnêteté.» Il est conscient que la nouveauté, en particulier quand il est question d’admission fondée sur les compétences, peut être une source d’inquiétude pour certains membres de la profession. «L’intégrité, l’éthique et le haut degré de professionnalisme attendu sont des priorités, soutient-il. Nous devons démontrer aux CA issus du milieu traditionnel des cabinets que les nouveaux MSCA ne vont pas diluer la marque. En définitive, nous croyons qu’ils vont même l’enrichir.»

Jessy Brar sait très bien que le processus auquel elle participe n’est pas tant une expérience qu’un ouvrage inachevé. «Un peu comme nous, qui sommes encore en apprentissage, le nouveau programme, explique-t-elle, est en rodage. Avec le temps, il sera amélioré pour mieux répondre aux besoins des stagiaires en entreprise.» Les futurs CA apprécient grandement le soutien de Jason Berting, dont la porte leur est toujours ouverte, et ils sentent le même appui à tous les échelons de l’entreprise. «Des directeurs aux mentors, de Jason aux grands patrons en passant par les collègues croisés dans l’ascenseur, tout le monde nous encourage. On nous dit : «Hé! c’est toi qui est dans le nouveau programme? Eh bien, bonne chance!» Le stress est énorme, mais l’intérêt que nous suscitons et le soutien que nous recevons sont vraiment incroyables», poursuit Jessy.

L’idée de former des CA en entreprise remonte à la publication par l’ICCA, en 2004, du document La profession de CA à la croisée des chemins, qui visait à renforcer et à accroître l’influence de la profession, compte tenu de l’évolution du rôle des CA dans le monde des affaires. On y reconnaissait que l’idée voulant que les attentes des CA se limitent aux quelques postes extrêmement spécialisés qui leur seraient réservés dans l’entreprise ne donnait plus une image fidèle de la profession. On y constatait en outre que le titre de CA bénéficiait d’une certaine résonance, à savoir que les aptitudes en comptabilité et en mesure de la performance étaient vues comme une valeur ajoutée dans tous les secteurs de l’entreprise.

En effet, de l’atelier à la salle du conseil, des CA visionnaires occupaient désormais des postes non traditionnels. L’ICCA avait constaté que deux tiers de ses membres travaillaient ailleurs qu’en cabinet, et l’on se demandait comment tirer le meilleur parti d’un titre qui, grâce à une communication marketing soignée, s’imposait de plus en plus comme la norme d’excellence. Les CA étant naturellement attirés par les postes non traditionnels, quel serait le meilleur moyen de les y préparer? Il fallait se demander si les candidats à la profession devaient nécessairement amorcer leur carrière en cabinet ou s’ils pouvaient obtenir le titre tout en travaillant en entreprise ou dans le secteur public.

Pour Tim Forristal, vice-président, Formation, à l’ICCA, la création d’une formule d’agrément nouvelle était naturelle et nécessaire. «On trouvait un noyau très considérable de CA actifs dans d’autres domaines que la vérification et la certification», explique-t-il. Parallèlement, les conditions étaient favorables sur le plan juridique : «Cette évolution a été rendue possible par des modifications législatives apportées ou envisagées en Ontario et au Québec afin de séparer le droit d’exercice de l’expertise comptable et l’agrément.

L’EFU, qui exige l’acquisition de connaissances et de compétences poussées en certification et en information financière, reste obligatoire, mais sans la séparation des exigences d’agrément de celles liées au droit d’exercice, il aurait fallu continuer de s’assurer que tous les CA ont fait un stage en vérification.»

Dans l’Ouest, le droit d’exercice et l’agrément étaient régis par des lois différentes depuis un certain temps déjà. Tim Forristal et ses collègues avaient suivi avec intérêt la mise en place, par l’Alberta et la Colombie-Britannique en 2003 et 2004, d’un projet pilote permettant à un petit nombre de personnes d’être formées en entreprise. Seul problème, ces personnes devaient renoncer à la possibilité de mettre leurs compétences à profit ailleurs au pays, à moins d’être prêtes à aller compléter en cabinet une formation pratique qui serait reconnue dans le reste du Canada. L’ICCA a tiré de ce projet pilote beaucoup d’enseignements utiles à la création de la version actuelle du programme MSCA. «La première chose que nous avons apprise, se rappelle Tim Forristal, c’est qu’il est impossible de fixer des normes d’agrément à l’échelle provinciale. Il fallait instaurer un programme national.» À ce jour, tous les ordres provinciaux ont approuvé les exigences en matière d’expérience pratique des CA, version 2007. L’ordre du Québec attend toutefois l’approbation des autorités de réglementation pour passer à l’action.

Le nouveau programme national remplace l’ancien programme de maître de stage agréé, bien connu de tous les CA en exercice. Le passage au programme MSCA a été approuvé d’office pour les cabinets ou divisions de cabinets déjà agréés comme maîtres de stage avant 2007.

Selon Tim Forristal, la seule véritable différence entre les deux programmes, c’est que les instances de la profession ont instauré des exigences de reddition de comptes plus rigoureuses, de manière à s’assurer que les nouveaux MSCA du secteur des entreprises donnent à leurs stagiaires l’occasion d’acquérir toutes les compétences requises. «Nous n’avons pas seulement ouvert une porte, si je puis dire. Nous avons demandé aux entreprises d’offrir une expérience pratique dans les domaines de compétences pour lequel le CA est reconnu», précise-t-il. Avec la diversification des possibilités de stage, les étudiants CA doivent choisir un domaine de compétence à approfondir, aussi appelé «domaine de profondeur», soit la certification, soit la mesure de la performance et l’information. Les candidats qui envisagent d’exercer l’expertise comptable doivent opter pour la certification et faire leur stage dans un cabinet MSCA. Par exemple, si Adrian Hamfelt, de Nexen, souhaite toujours travailler en certification, mais pour un cabinet plutôt qu’en entreprise, il devra décrocher un stage au sein d’un cabinet agréé pour perfectionner ses compétences en certification et satisfaire aux exigences du droit d’exercice. Les candidats qui choisissent plutôt la mesure de la performance peuvent satisfaire aux exigences en matière d’expérience pratique dans un cabinet ou dans une entreprise. Règle générale, les candidats à la profession passent au moins le tiers de leur stage de trois ans à perfectionner leurs compétences en certification ou en mesure de la performance. Ils consacrent le reste du temps à des domaines tels que la fiscalité, la gouvernance, la stratégie et la gestion des risques, la finance et la prise de décisions de gestion.

Melanie Chard est l’une des six stagiaires CA du géant des ressources J.D. Irving ltée à Saint John, au Nouveau-Brunswick. «Tous les trois mois, raconte-t-elle, je change de service. Je suis passée par la fiscalité, la trésorerie, la comptabilité des scieries, la vérification interne, je fais le tour de JDI.» Détentrice d’un baccalauréat en commerce de l’Université Memorial de Terre-Neuve, Melanie avait entendu parler d’un autre cheminement pour devenir CA. «À l’université, nous étions programmés pour penser «cabinet, cabinet», dit-elle en riant. Mais j’ai assisté à une séance d’information et passé une entrevue avec JDI, et j’ai posé un tas de questions!»

La décision de faire son stage chez JDI n’a pas été facile à prendre pour Melanie, car elle avait déjà reçu une offre pour se joindre au cabinet Deloitte. Elle savait pourtant que le travail en cabinet et une carrière en vérification n’étaient pas ce qui lui convenait le mieux. Ses dernières inquiétudes ont été dissipées lorsqu’elle s’est rendue chez JDI pour une deuxième entrevue. «Tout le programme était structuré, explique-t-elle, et j’ai eu droit à une présentation complète. Toutes les conditions, tous les services où j’allais travailler et même les compétences que je devais acquérir et les échéanciers : tout était là! C’est ce qui m’a convaincue, car j’avais certaines craintes. Tout était nouveau pour moi, et je voulais être certaine que ça répondrait à mes besoins.» Après un examen très attentif, elle a décidé de foncer, car l’offre de JDI incarnait la combinaison parfaite pour elle : travailler en entreprise et devenir CA.

Les employeurs aussi cherchent la combinaison parfaite. «D’après les conversations que j’ai avec des employeurs, il y a beaucoup de concurrence pour attirer certains candidats», indique Dan Trainor, FCA, directeur administratif de l’Atlantic School of Chartered Accountancy, à Halifax. Les meilleurs sont toujours très en demande et il faut avoir de solides arguments pour les convaincre. Ils peuvent encore se tourner vers les cabinets ou les autres titres comptables. Mais la nouvelle formule de stage «permet d’élargir l’horizon des possibilités», explique Dan Trainor. Devenir MSCA permet aux entreprises de former des CA qui seront susceptibles, à la fin de leur stage, de continuer à travailler pour elles. «L’objectif des CA qui demandent l’agrément de leur employeur comme MSCA est de lui donner accès à des ressources dont le coût total sera moindre au bout du compte, dit Dan Trainor. Mais quand on travaille avec eux, on s’aperçoit qu’ils ont très envie de transmettre leurs valeurs de CA aux futurs membres. Ils y trouvent un grand intérêt et une grande fierté.»

Melanie Chard (comme d’ailleurs tous les stagiaires CA qui ont répondu à nos questions), a la ferme intention de continuer à travailler pour la même société. «C’est plein de bon sens, explique-t-elle. Au lieu d’engager quelqu’un qui a accumulé des heures dans un cabinet de CA, pourquoi ne pas nous prendre en début de carrière et nous faire évoluer avec l’entreprise? On y apprend ses façons de faire, sa culture et son fonctionnement. C’est comme faire d’une pierre deux coups : progresser avec l’entreprise et bâtir dès le départ une relation à long terme.» Peu de ces stagiaires pensent qu’ils auraient choisi de devenir CA s’ils n’avaient pas pu acquérir leur formation pratique en entreprise. «Je n’aurais sûrement pas voulu quitter Nexen pour aller chercher mon titre», dit Adrian.

«Si j’ai décidé de devenir CA, c’est d’abord parce que je voulais un jour travailler pour une grande entreprise», explique Rosalynn Lim, de la Great-West, compagnie d’assurance-vie de Winnipeg. Avec un grand nombre de filiales, qui utilisent au total plus de 25 monnaies de présentation, cette multinationale est à même d’offrir une expérience d’une profondeur et d’une étendue dont tout étudiant rêverait. Selon Rosalynn, l’avantage de ne pas devoir faire des centaines d’heures de vérification a certainement fait pencher la balance en faveur de la Great-West : «À mon avis, c’est une très bonne chose de pouvoir faire son stage en entreprise, puisque la plupart des CA poursuivent leur carrière ailleurs qu’en vérification.»

Richard Piticco, responsable des MSCA à l’Institut des comptables agréés de l’Ontario, admet qu’il aurait opté pour la formule sans certification si elle avait été offerte lorsqu’il a fait son stage, il y a 12 ans. Il refuse cependant d’affirmer qu’une formule est meilleure que l’autre. «Je ne parlerais pas d’une plus grande variété. La clientèle des cabinets est très diversifiée, tandis qu’en entreprise, le stagiaire est exposé aux différents services et aux multiples aspects d’un unique «client». Je ne dirais pas que l’une est meilleure que l’autre. C’est une expérience différente, voilà tout.»

Pour Rosalynn Lim, toutefois, le stage en entreprise est la formule idéale. «On m’a attribué une foule de responsabilités pour me mettre à l’épreuve et m’aider à devenir une CA accomplie, explique-t-elle. J’estime que le fait de travailler en entreprise procure une expérience plus dynamique et plus proche de la réalité, parce que les défis qu’on doit relever quotidiennement dans une grande entreprise permettent d’élargir les horizons.» Il y a quelques années à peine, le défi pour la profession était d’attirer des candidats. Aujourd’hui, il s’agit plutôt d’aider les candidats au titre comptable par excellence à se trouver un poste.

L’une des principales préoccupations de Richard Piticco à l’heure actuelle est de faire en sorte que les candidats admissibles aient un maître de stage. Heureusement, la nouvelle formule permet d’alléger quelque peu la pression. Selon Richard Piticco, il y avait, à l’automne 2009, 21 MSCA non traditionnels en Ontario et 42 dans l’ensemble du Canada, et il était prévu que leur nombre passe à 60 avant la fin de 2009. «En ce moment, en raison de la conjoncture économique, il y a certainement plus de candidats à la profession que de postes disponibles dans les cabinets, dit-il. Or, il y a maintenant un autre cheminement possible grâce au nouveau programme.»

La nouvelle formule n’a toutefois pas encore passé le test ultime. Les candidats qui suivent le cheminement non traditionnel dont la plupart n’ont expérimenté, en matière de certification, que la vérification interne auront-ils la préparation nécessaire pour réussir aux épreuves de l’EFU portant sur la certification?

L’expérience de Melissa Lai, encore en stage à la Banque Royale du Canada à Toronto, est rassurante à cet égard : Melissa a déjà réussi à l’EFU. «Je suis un cas particulier, reconnaît- elle. Je me suis inscrite, à l’Université de Waterloo, au programme de comptabilité et de gestion financière : le cheminement pour les étudiants qui sont davantage axés sur l’entreprise. Au premier cycle, j’ai dû faire quatre sessions de quatre mois en alternance travail-études auprès d’une banque et d’une compagnie de réassurance.» Pas une seule de ses heures de travail n’a compté pour l’obtention du titre de CA et la majeure partie de ce qu’elle faisait n’avait rien à voir avec la comptabilité. Après avoir obtenu son baccalauréat, elle a fait une maîtrise en comptabilité tout en suivant des cours payés par son futur employeur, la Banque Royale pour se préparer à l’EFU.

Finalement, elle s’est présentée à l’EFU sans avoir encore travaillé un seul jour pour la Banque Royale. «Je pense que j’ai tout simplement été chanceuse», dit-elle. Forte de sa réussite à l’EFU, Melissa met maintenant en pratique à la Banque Royale les qualités essentielles, les compétences transversales et les compétences particulières qu’elle doit démontrer pour satisfaire aux exigences en matière d’expérience pratique. Son parcours inhabituel mais couronné de succès pourrait contribuer à convaincre les membres de la profession qui se posent des questions sur la grande préoccupation des stagiaires qui ont choisi la voie non traditionnelle : réussir à l’EFU.

«Les étudiants se disent : “Oui, un bon employeur, une bonne expérience et un bon encadrement professionnel, mais… est-ce que ça va m’aider à réussir à l’EFU?”, conclut Tim Forristal. Ils réalisent que ce sera le cas, et je m’en réjouis. Si nous pouvons offrir un avenir qui correspond au rôle de CA et va même plus loin, nous pourrons attirer beaucoup de candidats. Leur offrir un stage différent aidera vraiment la profession à se distinguer davantage.»


Robert Colapinto est un rédacteur établi à Toronto.