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Q PME : Est-ce avisé de pénétrer des marchés étrangers en temps de crise?
A Les PME canadiennes comprennent que, même en période économique difficile, leur avenir passe par les possibilités d’expansion au-delà des frontières. Voici quelques précautions que devraient prendre les PME :
Faites vos devoirs. Il faut comprendre le risque-pays, le risque de change et le risque de défaut de paiement. Compte tenu de la récente tourmente économique, certains acheteurs et fournisseurs étrangers ont haussé les garanties de crédits exigées.
Choisissez votre banque avec soin. Le fait d’opter pour une banque qui n’est pas présente ou a des relations limitées dans le pays où vous souhaitez faire des affaires pourrait compliquer le financement de vos projets ou se traduire par des occasions perdues.
Demeurez informé. Vous devez comprendre les risques financiers encourus par les PME exportatrices et vous préparer en conséquence. Informez-vous sur la dynamique politico-économique des pays visés et travaillez avec un partenaire qui vous signalera les problèmes du marché ou du secteur bancaire local.
Examinez les contrats d’importation. L’importation de biens au Canada comporte aussi des risques. Votre banque peut vous aider en ce sens. Vos fournisseurs étrangers de longue date pourraient aussi vous demander de nouvelles garanties financières, selon l’évolution des exigences bancaires dans leur pays.
Ne négligez pas vos activités existantes. Établir de nouvelles relations avec des acheteurs et des vendeurs sur les marchés étrangers demande du temps, des efforts et de l’argent. Visez l’atteinte de vos objectifs à l’étranger sans mettre en péril vos activités existantes.
Jon Hountalas est vice-président à la direction, services aux entreprises de la Banque HSBC Canada (www.hsbc.ca).