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Par Tamar Satov
Victoria Sanjana montera sur scène lors du Colloque de l’ICCA sur l’information financière et la comptabilité qui aura lieu à Toronto ce mois ci. Mme Sanjana, chanteuse et pianiste de jazz professionnelle, se produira au cours de la réception de réseautage du colloque.
Ce n’est pas le premier mariage de la musique et de la comptabilité pour Victoria Sanjana, âgée de 45 ans, qui a accédé, en janvier dernier, au poste de directrice des finances et de l’administration de JAZZ.FM91, seule station de radio canadienne de jazz sans but lucratif diffusant en continu. Il s’agit pour elle d’un accord de longue date.
Au terme de sa dernière année d’études secondaires, elle a remporté un prix en comptabilité et un autre en musique. Après avoir obtenu des diplômes en musique et en commerce à l’Université York, elle a entrepris une carrière de CA chez Price Waterhouse pour ensuite occuper diverses fonctions en entreprise. Parallèlement, elle a enseigné le piano jazz et la théorie musicale, en plus de jouer dans des boîtes de nuit locales et lors d’événements. Dans le cadre d’une fête de Noël mémorable pour le réseau CTV en 2006, elle a joué devant 2 500 invités sur un piano à queue blanc.
Les collègues de Victoria Sanjana ne savaient rien de ses autres activités. «J’étais discrète, faisant figure de comptable rangée», dit-elle. Cette discrétion n’est pas nécessaire à la station de radio, où une journée de travail normale peut comprendre une visite du crooner Harry Connick Jr. ou des concerts en soirée, comme lors de l’activité de financement annuelle Jazz Lives. Mme Sanjana quitte rapidement le bureau à 16 h 30 les vendredis pour se changer, charger son clavier et se diriger vers le restaurant torontois Wildfire, où elle joue chaque semaine. «Ce n’est pas aussi prestigieux que ce qu’on peut imaginer, affirme-t-elle. Si j’étais Diana Krall, j’aurais quelqu’un pour transporter mon clavier.» Tamar Satov