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PHOBIE DES TRANSPORTSAÉRIENS
Je suis tout à fait d’accord avec la prémisse de la chronique de Marcel Côté intitulée «Irrationalités modernes».
Nous avons été témoins d’accidents graves comme l’attentat d’Air India, mais nous avons besoin d’une approche plus rationnelle en matière de sécurité que celle qui existe actuellement.
Il devient de plus en plus clair que l’attentat d’Air India aurait pu être évité, mais il est aussi vrai que plus de règles et plus d’agences de sécurité n’auraient pas nécessairement permis d'empêcher cette tragédie.
Gordon Greaves
Winnipeg
GASPILLAGE ÉHONTÉ
Je suis le président du conseil d’administration de l’aéroport de Sault Ste.-Marie, en Ontario. Dans sa chronique, Marcel Côté reprend nombre des commentaires formulés lors de nos réunions, «poudre aux yeux» étant notre favori. J’ai vu l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) dépenser 3,25 millions de dollars pour modifier notre aérogare et y intégrer de l’équipement de détection d’explosifs.
Je n’en reviens pas d’un tel gaspillage. L’ACSTA a plus de personnel de contrôle de la sécurité chez nous qu’il n’y a d’employés et d’agents de bord dans l’aéroport à certains moments. Ce personnel contrôle nos jumbo jets de 50 places, six fois par jour.
La dernière fois que mon fils a pris l’avion pour retourner à l’école, l’équipement a détecté un contenant suspect dans ses bagages : une conserve de pêches maison. Un autre accident évité de justesse. J’apprécie la plupart des chroniques de Marcel Côté. J’espère qu’il continuera d’en écrire.
Tom Kowaleski
Sault Ste.-Marie (Ontario)
LA PRÉVENTION EN TÊTE
«Perspectives», la chronique de Marcel Côté, est toujours bien écrite et suscite la réflexion. Toutefois, celle de mai comporte des failles fondamentales. M. Côté dénonce les contrôles de sécurité dans les aéroports, affirmant qu’on ne fouille pas les gens dans les métros, les gratte-ciel ou les stades.
Il se demande aussi pourquoi nous le faisons dans les aéroports. Mais il oublie que les avions n'ont aucune difficulté à franchir les frontières. Le Canada ne compte peut-être pas parmi les cibles de choix des terroristes, mais les avions peuvent facilement se rendre à des endroits qui en sont. En tenant compte de ce fait, les contrôles de sécurité dans les aéroports sont compréhensibles et acceptables. Les États-Unis, et dans une moindre mesure, le monde, vivent dans un état de peur.
Suis-je d’avis que les mesures de sécurité déployées dans les aéroports pourraient éliminer une menace terroriste sérieuse? Non. Est-ce que je pense que la prochaine attaque terroriste d’envergure utilisera des avions? Non plus. Cela rend-il pour autant les contrôles de sécurité dans les aéroports moins valables? Non. Comme le disait ma grand-mère, une once de prévention…
Mark Fietz, CA
Calgary
VIVRE MALGRÉ LA MENACE
La chronique de Marcel Côté tombe pile. La véritable répercussion des actes terroristes, aussi sinistre que les actes eux-mêmes, est la peur d’un autre attentat, même s’il ne se produit jamais. Nous devrions continuer de vivre, en sachant que nous pouvons mourir à tout moment. Qu’elle soit causée par un accident de voiture, une crise cardiaque ou un attentat terroriste, notre mort viendra. Il ne faut pas se laisser paralyser par la façon dont nous pourrions mourir.
Craig Wilmot, CA
Sackville (Nouveau-Brunswick)
ATTIRER L'ATTENTION
J’ai travaillé à Air Canada pendant 27 ans. À bord des avions, on accepte des personnes ivres, agressives et quiconque est en mesure de payer son billet. Tous les jours, de nombreux incidents potentiels susceptibles de faire s’écraser un avion passent inaperçus.
L’observation la plus évocatrice de Marcel Côté au sujet des attentats terroristes dirigés vers des édifices publics met en cause la capacité qu’ont les terroristes de louer des avions privés, particulièrement depuis que nous savons que beaucoup d’entre eux possèdent une formation en pilotage.
Je souhaite que cette chronique soit publiée dans plusieurs autres publications destinées au grand public, de sorte qu’elle attire l’attention d’un lectorat plus large que celui de CAmagazine. Veuillez transmettre à M. Côté mon adhésion complète à ses propos.
Angela Rancourt
Ottawa
C'EST LE TEMPS D'AGIR
Dans sa lettre intitulée «Rater l’essentiel» (Boîte aux lettres, mai) concernant l’article «Le Blues de la surnormalisation» (mars), Christophir Mahden est en plein dans le mille en ce qui a trait à la fois aux sociétés fermées et ouvertes.
Mon point de vue se fonde sur plus de 30 ans d’expérience en expertise comptable et en vérification, dont une partie a été consacrée aux fonctions d’administrateur de sociétés ouvertes, d’analyste, d’autorité de réglementation et de normalisateur.
Mes collègues administrateurs proviennent d’horizons diversifiés. Ils sont bien formés et possèdent une expérience considérable auprès des sociétés ouvertes. Ils visent à communiquer aux actionnaires des informations véridiques et transparentes.
Toutefois, il ne se passe pas une réunion de comité de vérification à laquelle j’assiste, sans qu’on ne qualifie telle comptabilisation et telle information communiquée comme «prêtant à confusion / peut-être trompeuse / inutile / verbeuse. C’est embarrassant. J’en viens à m’excuser au nom d’une profession pour laquelle j’ai déjà été fier.
Pendant de nombreuses années, les normes au Canada étaient en général pratiques, utiles et compréhensibles. Elles étaient élaborées par des membres de toutes les régions du pays dont la représentation géographique était approximativement égale. Certains d’entre nous provenaient de grandes sociétés, et d’autres de petites.
Les normalisateurs constituaient un bon échantillon des membres de la profession qui auraient à appliquer les normes; il s’agissait sans contredit d’une grande force. À l’heure actuelle, la majorité des normalisateurs proviennent de grandes sociétés, d’organismes publics et de cabinets comptables principalement situés à Toronto.
La situation est encore pire dans le cas des normes internationales. Mon expérience à cet égard est que bon nombre des parties prenantes de la normalisation internationale sont des voyageurs professionnels et des normalisateurs amateurs. Depuis environ dix ans, nous sommes submergés de normes conçues à l’intention de 10 %, au mieux, des plus grandes sociétés canadiennes, alors que les 90 % restantes sont contraintes de s’y conformer. C’est la queue qui agite le chien.
Que faire? Il faut mettre fin à la structure actuelle de normalisation. Permettre à toutes les sociétés, y compris les grandes entités internationales, d’appliquer les normes américaines ou internationales si elles le désirent. Mettre sur pied un nouveau Conseil des normes comptables et revenir à l’ancienne structure de représentation géographique des grandes et petites entités, afin d’établir des normes pour tous.
Rémunérer les membres sur une base horaire afin que les plus petites entités puissent de nouveau avoir voix au chapitre. Demander au nouvel organisme de consacrer sa première année d’activité à simplifier les normes internationales et américaines de base, et à les réduire au moins. J’ai entendu parler d’un avocat qui voulait confier à la profession juridique la fonction comptabilité / communication de l’information. Si nous n’agissons pas, d’autres le feront.
Henry R. Lawrie, FCA
Calgary (Alberta)
SURPRIS ET DÉçU
Je suis déçu de l’article de Marcel Côté («Commençons par tuer tous les gens de loi!», juin-juillet) et de son titre. Je suis membre du Groupe de travail sur la finance d’entreprise de l’ICCA, un CA fier et actif ainsi qu’un professionnel de la finance d’entreprise qui travaille tous les jours avec des gens de loi. Je suis très choqué de voir ces mots violents et ce point de vue simpliste figurer dans une publication et sur un site Web auxquels nous sommes associés.
Nous vivons dans un monde de plus en plus complexe. En tant que professionnels de la finance, nous devons résoudre les problèmes liés aux entreprises en croissance en collaborant avec un large éventail d’experts. Marcel Côté a une perception exagérément simpliste de l’obligation d'information complète prévue par la loi. Son plaidoyer pour la violence est épouvantable.
Vous devez maintenant trouver une façon appropriée de présenter vos excuses à la profession juridique. Bonne chance.
Michael Badham, CA
Toronto
Je ne crois vraiment pas que le fait de mettre la phrase «Commençons par tuer tous les gens de loi» comme titre d’éditorial puisse être mal interprété par le public et porter ombrage à la profession de CA. Je comprends parfaitement qu’il s’agit d’une référence littéraire, mais je crois tout de même qu’il aurait été préférable, à tout le moins, de ne pas faire paraître cette citation comme titre.
Richard Wilburn, CA•CIA
Richmond (Colombie-Britannique)
Réponse de la rédaction : Nous regrettons que notre titre vous ait tant irrité. Comme il est mentionné dans l’article, il s’agit d’une citation tirée de la pièce «Henri VI» de Shakespeare. Cette phrase se voulait une blague et nous l’avons utilisée avec la même intention : provoquer, voire faire sourire.
Le titre a été proposé par l’auteur et notre principale crainte avait trait au fait que cette blague est très souvent entendue. En ce qui concerne le contenu de l’article, Marcel Côté adopte souvent des positions controversées qui ne reflètent en rien les opinions du magazine ni les prises de position de l’ICCA.
RÉFLEXIONS FUR LE LOGO
Vous avez sans doute reçu des lettres de lecteurs qui se plaignent du nouveau logo. À ces rabat-joie : cessez vos jérémiades!
Le logo est une métaphore visuelle qui convient parfaitement à l’organisme national qui représente notre profession et qui affirme haut et fort, comme le disait Descartes, «Je pense, donc je suis». Quelle satisfaction que de mettre en parallèle un organisme du XXIe siècle avec la pensée analytique d’un philosophe du XVIIe siècle!
Le logo pointe vers l’avant et vers le haut. Les couleurs de l’argent (or, argent et vert) complètent le bleu conservateur. Aucune trace de rouge gauchiste, bien que ce soit la couleur nationale du Canada. Et, fidèle à lui-même, l’ICCA mettra à notre disposition des conseillers pour nous guider dans l’utilisation de cette merveille. Dieu seul sait quelles bévues typographiques nous pourrions faire si nous étions laissés à nous-mêmes.
J’en tremble rien que d’y penser. Quel bonheur de savoir que je n’ai pas à m’inquiéter! Le summum : l’épinglette affichant le nouveau logo. Je me souviens de la joie que m’a procuré ma première épinglette alors que j’étais un élève responsable de la discipline. Que j’ai hâte de retrouver ce sentiment! Comme nous serons élégants, nous distinguant fièrement des gamins des organismes comptables inférieurs dont les logos ne soulignent pas la «nature multidimensionnelle» de leurs titres.
Allez vous rhabiller, CMA et CGA! Mon épinglette «renforce l’unité de la profession de CA». Félicitations aux hommes et aux femmes de l’ICCA qui utilisent nos cotisations de façon responsable et créative.
Ivan Dolynskyj, CA
Toronto
LA MARQUE CA?
Merci d’avoir publié ma lettre («Que se passe-t-il?», juin-juillet). J’ai lu la chronique de Marcel Côté («Commençons par tuer tous les gens de loi!»), dans laquelle il s’en prend aux avocats pour la complexité croissante des transactions et la quantité de papier utilisée aujourd’hui pour la plus simple d’entre elles. J’ai aimé sa conclusion, qui dit que si les avocats ne changent pas leurs façons de faire, leur travail risque d’être plus réglementé.
Cependant, ma lettre vise plutôt à faire part du fou rire irrépressible qui s’est emparé de tous mes collègues lorsqu’ils ont lu le texte de Stephen Candib au sujet du nouveau logo de la «marque CA». Je me demande combien a coûté la création de ce nouveau logo.
J’ai également remarqué la lettre de Peter Selk, CA, dans laquelle il mentionne qu’aujourd’hui, «CA n’est plus qu’une marque». Tout comme Peter Selk et bien d’autres, je m’oppose à l’idée d’être une marque. Nous sommes une profession et nous n’avons pas besoin d’un logo, conçu sans aucun doute à grands frais, pour nous permettre de bien la représenter.
Lionel S. Such, FCA
West Vancouver
Réponse : Grâce à vous, nous pourrons faire valoir, dans nos messages sur la marque, deux autres qualités des CA : un esprit et un sens de l’humour hors du commun! Nous sommes sensibles à vos commentaires et comprenons votre point de vue.
Nous demeurons cependant convaincus que dans le contexte actuel, où tout va très vite et où l’image règne, il est important que le public puisse reconnaître instantanément et percevoir positivement la marque CA – qui reflète la réputation bâtie par ses membres – comme c’est le cas de marques de premier plan comme Apple ou Nike.
En comptabilité, les lettres «CA» renvoient à la marque la plus prestigieuse et nous voulons qu’elles soient pour le public synonymes d’excellence.
Daniel McMahon, FCA
Président du Comité pancanadien sur la marque CA
Les lettres doivent être adressées au rédacteur en chef, CAmagazine, 277, Wellington Ouest, Toronto (Ontario) M5V 3H2 (lettres.camagazine@cica.ca). CAmagazine se réserve le droit d'abréger ou de modifier leur formulation dans le but de la rendre plus claire.