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Par Steve Brearton
Illustration : Seth

Exode des cerveaux?
Une étude de Statistique Canada indique que 17 % des professionnels de 25 à 45 ans ayant immigré au Canada repartent l’année suivant leur arrivée, mais reste muette quant aux répercussions de l’émigration des Canadiens vers le sud
6,6 M$ C’est le salaire des professionnels qui ont quitté le Canada pour les États-Unis entre 1982 et 1996. Les auteurs de l’étude réalisée par l’Institut C.D. Howe en 1998 voient cela comme une subvention accordée aux États-Unis.
2 097 ingénieurs ont quitté le Canada entre 1982 et 1987, selon Technical Service Council de Toronto.
40 Il s’agit de la hausse du pourcentage de professionnels canadiens qui se sont établis aux États-Unis un an après l’adoption de l’Accord de libre-échange, en 1989.
43 Voilà le pourcentage de sociétés canadiennes qui recrutent du personnel d’élite aux États-Unis. Selon une étude de Cambridge Management Planning, moins de 30 % des professionnels quittent le Canada pour l’étranger.
20 000 $ US C’est l’économie d’impôt réalisée par un employé canadien en poste à Chicago en 1994, d’après une étude de Price Waterhouse.
30 000 Il s’agit du nombre de professeurs d’université représentés par une association professionnelle qui prétend que l’exode des cerveaux vers les États-Unis ne paraît pas fondée.
2 M $ ont été économisés du fait qu’il n’est pas nécessaire de former les immigrants scolarisés. En 1997, Ivan Fellegi, statisticien en chef de Statistique Canada, précise qu’il y a deux fois plus d’immigrants très scolarisés qui entrent au pays que de travailleurs qualifiés qui émigrent.
11,5 M $ Il s’agit de la valeur économique, de 1963 à 1972, attribuable aux travailleurs qualifiés admis au Canada. Selon un rapport des Nations Unies (1982), le pays a gagné sept fois plus de travailleurs scolarisés qu’il n’en a perdu pendant cette période.