Édition Imprimée
      septembre 2004
Email    Print    Feedback

En tête quant à la sécurité des TI

Par Tamar Satov
Illustration : Cathy Pentland


Même si les institutions financières canadiennes ne sont pas à l'abri des problèmes informatiques — pensons à la Banque Royale et à sa désastreuse mise à niveau logicielle en juin —, elles sont sur la bonne voie en ce qui concerne la protection des systèmes d'information.

Le sondage 2004 Global Security Survey de Deloitte, mené auprès des chefs de la sécurité des 100 principales institutions de services financiers du monde, révèle en effet que les institutions canadiennes sont celles qui sont les plus susceptibles (88 %) de satisfaire aux exigences réglementaires ou légales en termes d'engagement de la direction et de financement des projets de sécurité, contre 69 % des institutions américaines et 66 % de celles des pays de l'Asie-Pacifique. Le Canada est aussi un leader mondial au chapitre de la compréhension du lien existant entre sécurité et stratégie des affaires, et il partage la première position parmi les répondants qui ont augmenté leur personnel de sécurité au cours de la dernière année. «Le Canada fait bonne figure en ce qui concerne le nombre d'institutions financières dotées d'une stratégie de sécurité officielle, qui bénéficie d'un engagement de la direction et des fonds nécessaires», estime Adel Melek, responsable mondial des services de gestion des risques et de sécurité des TI chez Deloitte. «De plus en plus d'organisations du Canada mesurent et surveillent leur réussite en matière de sécurité, et informent la haute direction des résultats.»

Le Canada est peut-être un chef de file mondial au regard de la conformité, mais moins de la moitié des répondants canadiens (40 %) estiment posséder la combinaison appropriée d'aptitudes et de compétences requises pour faire face adéquatement aux risques auxquels ils sont exposés. En outre, 44 % des répondants reconnaissent qu'on a porté atteinte à l'intégrité de leurs systèmes au cours de la dernière année.

Cela dit, la sécurité des TI dans les institutions financières n'a jamais été une situation grave au Canada, indique M. Melek, et la collaboration entre les institutions financières pour les problèmes de fraude liée aux cartes de crédit et de débit par exemple est sans précédent ailleurs dans le monde. Il y a de quoi être fier, dit-il.

 

LIENS CONNEXES

Sécurité et pourriels en tête, CAmagazine, avril 2004

100 ans - 1911-2011 - CAmagazine

Annonces classées

Calendrier des activités