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      septembre 2004
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Le coin des lecteurs

CONFRONTER NOS PROBLÈMES SOCIAUX

Pourquoi sommes-nous incapables de confronter — ou plus probablement réticents à le faire — la dure réalité de bien des problèmes sociaux auxquels notre pays et notre société font face?

Tant que nous ne reconnaîtrons pas que l'obésité est un problème personnel et individuel, et que c'est donc à chacun qui en est affecté de le contrôler, ce problème ne sera pas résolu.

Dans une perspective plus large, je me demande pourquoi la discipline est si mal vue? De plus, pourquoi ceux qui refusent d'accepter la rigueur personnelle exigée par l'«excellence» taxent-ils cette dernière d'«élitisme»?

Steven C. Bark
Peterborough (Ontario)

RÉFLEXIONS SUR UNE QUESTION DE POIDS

Je lis toujours la chronique de Marcel Côté avec grand intérêt. On peut ne pas être d'accord avec tout ce qu'il dit, mais c'est agréable de voir des critiques éclairées sur des questions d'actualité, comme celles de sa chronique sur la crise de l'obésité («Un défi de taille», dans le numéro de juin-juillet).

En tant que Canadien qui a vécu en Allemagne puis en Suisse pendant les 15 dernières années et qui est considéré «obèse» selon l'IMC [indice de la masse corporelle], je peux témoigner de quelques-unes des raisons pour lesquelles les habitants de ces pays semblent moins souffrir d'obésité.

Au début, lorsque je suis arrivé en Allemagne, j'ai remarqué que les aliments vides étaient extrêmement chers. J'avais à l'époque l'habitude d'engloutir rapidement un sac entier de croustilles. Le manque d'argent de même que le prix élevé des croustilles m'ont aidé à perdre 10 kilos (22 lb) en moins de trois ans.

En Suisse, la nourriture en général coûte cher, fait qui, jumelé à une attitude selon laquelle c'est la qualité et non la quantité qui prime, amène les habitants de ce pays à manger de plus petites portions. Ces facteurs, associés à d'autres qui semblent maintenir les Suisses en très bonne santé, se traduisent par un plus faible taux d'obésité.

Si les aliments vides sont aussi mauvais pour la santé que l'alcool, pourquoi ne pas leur appliquer des taxes supplémentaires? Cela aurait en plus l'avantage d'accroître les recettes publiques. (Au fait, je recommanderais fortement que les fonds recueillis soient affectés à des fins spécifiques, par exemple aux coûts des soins de santé rattachés à l'obésité).

Un équilibre entre le coût des aliments vides et celui des aliments sains serait éventuellement établi. Voilà des considérations qui méritent réflexion.

Otto Bauer, CA
Erlenbach, Suisse



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