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      novembre 2002
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Le point sur l’assurance responsabilité

Illustration : Keri Smith

Dans la foulée des scandales comptables d'Enron, WorldCom et autres, il pourrait s'avérer plus difficile de souscrire une assurance responsabilité professionnelle, et ce, pas seulement aux États-Unis.

Les perspectives sont tout aussi peu reluisantes au Canada, selon Ian Smith, directeur de comptes chez Manley Insurance Brokers, un courtier de Toronto. «Le marché en général est devenu fou», dit-il, ajoutant que le 11 septembre compte aussi dans l'équation parce que le marché de la réassurance a été durement touché à cette occasion. «On note depuis janvier une hausse de 30 % à 40 % de toutes les assurances de responsabilité professionnelle. C'est le marché le plus dur que j'ai vu en 30 ans.»

Bien que les attaques terroristes et les scandales comptables aient frappé nos voisins du sud, la tarification d'assurances au Canada est aussi touchée en raison du caractère mondial du marché de la réassurance. «Tout l'argent sort de la même poche», dit Ian Smith.

La prime minimale d'assurance responsabilité pourrait grimper jusqu'à 1 500 $, et la franchise minimale augmentera aussi, ajoute M. Smith. Cela pourrait réellement affecter les petits joueurs qui, auparavant, pouvaient peut-être s'en tirer avec une prime minimale de 800 $ et aucune franchise.» 

Pour empirer les choses, certains assureurs se sont retirés, ce qui laisse moins d'endroits où s'adresser pour contracter une assurance responsabilité.

«Avec ces pressions sur la tarification de réassurance, je ne suis pas surpris de voir les assureurs se retirer», dit David Atkins, membre du Comité sur l'assurance responsabilité professionnelle de l'ICCA et conseiller principal chez Lang Michener, à Toronto. «Nous serions inquiets si la disponibilité de l'assurance responsabilité était compromise, mais je n'ai encore entendu parler d'aucun problème.»

Au moment d'écrire ces lignes, le comité prévoyait tenir une réunion avec les Services d'assurance aux comptables agréés inc. (SACA), qui devaient conclure les négociations avec leur assureur, Lloyd's, plus tôt cet automne. «Nous espérons éviter une hausse des tarifs cette année», a dit Justine Bond, vice-présidente principale et directrice générale de SACA, tout en ajoutant qu'il était prématuré de faire des commentaires sur le sujet. (À la fin d'octobre, SACA et l'assureur n'avaient toujours pas conclu leurs négociations. CAmagazine.com vous transmettra les plus récentes informations dès qu'elles seront disponibles.) Depuis février 2002, la prime minimale en responsabilité civile pour un praticien exerçant seul à temps plein assuré par l'entremise de SACA était d'environ 750 $.

Ian Smith ne partage pas cet optimisme. «Ils sont vraiment naïfs s'ils croient obtenir le même tarif que l'an dernier, dit-il. Ou bien ils sont les gens les plus chanceux du monde de l'assurance.»