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Les prêteurs appuient les nouvelles normes comptables pour les entreprises à capital fermé

Les nouvelles normes comptables canadiennes pour les entreprises à capital fermé ont été simplifiées et, par conséquent, requièrent beaucoup moins d’informations dans les états financiers que ne l’exigeaient auparavant les principes comptables généralement reconnus. Les prêteurs appuient cette simplification des exigences, à condition que les préparateurs d’états financiers fassent preuve d’un jugement professionnel solide et fournissent des informations supplémentaires lorsque les circonstances le justifient. C’est ce qu’indique un nouveau rapport de recherche intitulé The Role of Disclosures in the Financial Statements of Private Business in Accessing Credit, qui a été publié par la Canadian Financial Executives Research Foundation (CFERF), l’institut de recherche de l’organisme Dirigeants financiers internationaux du Canada, en partenariat avec KPMG EnterpriseTM.

Une étude effectuée en 2009, conjointement par la CFERF et KPMG Enterprise, avait soulevé la possibilité que la simplification des normes comptables pour les entreprises à capital fermé (ci-après les «NCECF») puisse rendre plus difficile l’accès au crédit. Cependant, rien dans la recherche actuelle, qui fait suite à l’étude de 2009, ne laisse croire que les nouvelles NCECF limiteront la capacité des entreprises à lever des capitaux ou à emprunter, en autant que celles-ci fournissent les informations supplémentaires requises pour donner une image fidèle de la réalité et maintenir la relation de confiance avec leurs prêteurs.

«Nous savons que les prêteurs se fient sur les états financiers pour avoir un aperçu de la santé d’une entreprise», dit Ramona Dzinkowski, directrice générale du CFERF. «Cependant, nous savons aussi qu’ils s’intéressent grandement aux flux de trésorerie futurs, qui ne sont pas indiqués dans les états financiers audités. La plupart des dirigeants financiers croient que fournir des informations supplémentaires concernant les possibilités d’insuffisance des flux de trésorerie futurs, en plus des renseignements sur les clauses restrictives des contrats d’emprunt, représente vraiment une valeur ajoutée quand vient le temps d’accéder au crédit.»

Bob Young, associé au service national de la certification et de la pratique professionnelle à KPMG Enterprise, soutient que «les états financiers sont d’abord des outils de communication. La communication doit être adaptée aux besoins des destinataires. Les états financiers préparés selon les NCECF fourniront un contenu standard qui permettra aux prêteurs de comparer les entreprises entre elles au sein d’un même secteur. La simplification des PCGR pour les entreprises à capital fermé met en évidence le fait qu’il revient à ces dernières de créer un lien de confiance et d’établir une relation solide et transparente avec leurs prêteurs. Faute de quoi, obtenir des capitaux peut s’avérer difficile».

Le rapport comprend les résultats d’un sondage effectué entre le 22 février et le 17 mars 2010 auprès de hauts dirigeants financiers d’entreprises à capital fermé du Canada, ainsi que les commentaires obtenus lors du forum de recherche organisé par la CFERF qui a eu lieu à Toronto le 3 mars 2010. Les points de vue ont été recueillis tant auprès de préparateurs d’états financiers d’entreprises à capital fermé que d’utilisateurs externes, soit des prêteurs et des investisseurs dans les secteurs du capital-investissement et du capital-risque.

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