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La crise du crédit n’a pas eu une incidence durable sur les regroupements d’entreprises au Canada.
Dans son tour d’horizon des regroupements d’entreprises effectués au Canada, PricewaterhouseCoopers (PwC) mentionne que la récession n’a eu qu’un impact de courte durée sur ces opérations, puisque le volume et la valeur totale des regroupements d’entreprises au T1 de 2010 ont crû respectivement de 61 % et de 70 % par rapport au T1 de 2009.
Le volume des opérations conclues au cours du T1 de 2010, soit 614 regroupements, surpasse celui de la même période pour quatre des cinq années précédentes. Les opérations conclues pendant ce trimestre ont totalisé 24,3 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 70 % par rapport au T1 de 2009, sans toutefois atteindre la valeur record des opérations de 2006-2008.
Selon Kristian Knibutat, leader national, groupe Transactions, chez PwC, «les chiffres du premier trimestre indiquent clairement un redressement du marché des regroupements d’entreprises. Qui plus est, nous observons un regain d'optimisme chez les responsables des opérations. Par exemple, un meilleur accès au crédit et la reprise de la croissance des résultats des entreprises ont contribué à rétablir la confiance».
Kristian Knibutat croit que la vigueur du marché persistera, puisque 344 autres opérations de regroupements d’entreprises, totalisant environ 16 milliards de dollars, ont été annoncées au cours du T1 2010 et seront bientôt conclues, ce qui constitue une hausse marquée par rapport aux 21 projets de regroupements du T1 de 2009, lesquels totalisaient 4,7 milliards de dollars.
PwC a relevé six principales tendances en analysant les chiffres du T1 de 2010 :
À l’instar des années antérieures, les opérations canadiennes demeurent principalement concentrées dans deux secteurs. Les regroupements d’entreprises des secteurs de l’énergie et des matières premières (principalement les mines et les métaux) représentent en effet près de 50 % du volume des opérations du T1 de 2010. Cela contraste nettement avec le marché américain où les regroupements d’entreprises sont disséminés dans divers secteurs, notamment ceux des finances, des biens de consommation cyclique, de la fabrication et des technologies de l’information.
Les acheteurs stratégiques alimentent le rebond, même si les investisseurs privés sont également actifs.
On observe une reprise timide des acquisitions à effet de levier.
On voit réapparaître des opérations de très grande envergure (plus de 500 millions de dollars), mais le marché canadien est toujours dominé par les opérations de taille moyenne.
Si les groupes d’acheteurs étrangers continuent d’être actifs sur le marché canadien, la nature des transactions a changé. Les acheteurs étrangers, particulièrement ceux de la Chine, du Moyen-Orient et de l’Inde, sont de plus en plus actifs sur le marché canadien des opérations de regroupements d’entreprises. Les acheteurs asiatiques ciblent principalement les richesses naturelles du Canada.
Une attention soutenue est accordée au contrôle diligent, à la protection contre la rétractation et aux structures novatrices. Les conditions des transactions demeurent favorables aux acquéreurs, ce qui s’explique, d’une part, par une certaine incertitude des marchés et, d’autre part, par la position de force des acheteurs dans les négociations.