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Les banques canadiennes font face à de nouveaux défis en 2010

L’année dernière, les six plus grandes banques du Canada ont affiché d’excellents résultats, maintenant ainsi la confiance des Canadiens. À l’avenir cependant, leur capacité à faire face à l’ingérence politique croissante et à suivre l’évolution du contexte réglementaire sera remise en cause, selon un nouveau rapport publié par PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (PwC).

Le rapport, intitulé Canadian Banks 2010: Perspectives on the Canadian Banking Industry, analyse la performance des banques canadiennes en 2009, l’incidence de celle-ci sur la perception des consommateurs, de même que les nouveaux défis qui se posent au secteur en 2010.

«En 2009, les six grandes banques canadiennes ont affiché une croissance du chiffre d’affaires et sont sorties d’une période d’incertitude avec des bilans plus solides qu’auparavant», affirme Alain Dugal, leader au sein des Services au secteur financier de PwC Montréal. «Cette solidité reflète l’attention accordée à la réduction du risque, à la gestion des coûts et à la croissance du chiffre d’affaires.»

Contrairement à ce qui prévaut dans de nombreux autres pays, les Canadiens appuient fermement leurs banques. Lors d’un sondage mené l’année dernière par Léger Marketing pour le compte de PwC, 80 % des répondants déclaraient faire confiance à leurs banques, 72 % estimaient que les banques canadiennes sont bien gérées et 81 % considéraient que leur force est essentielle à l’équilibre économique général.

L’incertitude continue toutefois de peser sur le secteur bancaire. La tourmente économique a été responsable en grande partie du climat d’incertitude en 2009, mais il en sera autrement en 2010 selon les résultats du sondage Banking Banana Skins, mené récemment par le Centre for the Study of Financial Innovation (CSFI) en collaboration avec PwC. De nombreuses banques canadiennes font preuve d’une très grande prudence en raison de l’incertitude créée par les changements qui pourraient être apportés à la réglementation et le risque d’ingérence politique accru à l’échelle mondiale.

«Nos banques demeureront prudentes dans l’avenir immédiat», explique Diane Kazarian, leader nationale des services au secteur bancaire et des marchés financiers de PwC. «Elles pourraient se montrer réticentes à tirer parti de leur solidité financière pour lancer de nouveaux produits et investir dans de nouveaux marchés. Elles chercheront sans doute à comprendre l’incidence des changements de réglementation et la manière dont l’ingérence politique dans le secteur bancaire pourrait modifier les règles du jeu à l’échelle mondiale.»

«Les gouvernements à l’échelle mondiale ont peut-être réussi à réduire un type de risque dans le secteur bancaire au cours des 18 derniers mois, mais le climat d’incertitude qui règne en ce moment en raison des changements qu’on se propose d’apporter à la réglementation est sans précédent», conclut Mme Kazarian.

Pour entendre les commentaires de Diane Kazarian sur le rapport Canadian Banks 2010, écoutez la baladoémission (en anglais seulement) qui a été préparée à ce sujet en cliquant ici.

Pour obtenir de plus amples renseignements et consulter le rapport, cliquez ici.

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