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Une proportion grandissante de petites entreprises, un peu partout dans le monde, se montrent optimistes pour la première moitié de 2010. En fait, plusieurs d’entre elles ont l’intention d’accroître leurs dépenses en capital et de recruter du personnel. Au Canada, où les PME jouent un rôle important dans l’économie — 98 % des 2,3 millions d’entreprises canadiennes sont des PME —, les résultats du sondage font aussi état d’une confiance certaine qui s’exprime dans les prévisions sur la croissance de l’économie, les dépenses en capital et le recrutement, et ce, dans un contexte où les signes d’une reprise sont de plus en plus manifestes.
L’indice de confiance mondial des petites entreprises de la HSBC, publié tous les six mois, établit les prévisions semestrielles des PME (petites et moyennes entreprises) en matière de croissance économique, de dépenses en capital et de recrutement. La cinquième édition de ce sondage a permis d’interroger plus de 6 000 PME dans 20 marchés différents en Asie, au Moyen-Orient, en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique latine. Il s’agit de la plus vaste enquête internationale du genre. Les résultats du sondage servent à calculer un indice dont la valeur s’établit entre 0 et 200, où 200 représente le niveau de confiance le plus élevé, 0 le plus bas et 100, le niveau neutre.
Les résultats sont plutôt positifs à l’échelle de la planète, l’Inde affichant l’indice le plus élevé, soit 132, la Chine élargie, 121, et le Canada, 116. Seule la France se situe sous la barre de 100, avec un indice de 94. Par ailleurs, les marchés émergents en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique latine et en Europe de l’Est se montrent nettement plus optimistes que les marchés développés des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni et de la France, avec un indice moyen de 121 contre 106.
«Les résultats obtenus auprès des PME canadiennes reflètent bien l’optimisme de nos clients PME dont nous voyons les manifestations tous les jours», indique Miguel Barrieras, premier vice-président et responsable en chef national des services aux PME, Banque HSBC Canada. «Même si le principal partenaire commercial du Canada demeure les États-Unis, le temps est peut-être venu pour les petites entreprises d’en apprendre un peu plus sur les bénéfices qu’elles pourraient réaliser sur d’autres marchés étrangers.»
Raisons de faire du commerce international
Les petites entreprises canadiennes qui sont actives sur la scène internationale citent le potentiel de ventes et de revenus (71 %) et l’accès à des marchés étrangers (68 %) comme les deux principales raisons de faire des affaires à l’international. Viennent ensuite la présence de fournisseurs et de partenaires dans d’autres marchés (47 %), des coûts plus bas (32 %), la présence de concurrents dans ces marchés (27 %) et la plus grande disponibilité de talents (26 %).
Obstacles au commerce international
Le principal obstacle au commerce international selon 39 % des répondants canadiens est la bureaucratie, suivi par une demande insuffisante de leurs produits (37 %), le manque de connaissance des marchés étrangers ou de relations sur place (35 %), des marges bénéficiaires insuffisantes (34 %), les coûts élevés d’expédition et d’entreposage (32 %) et des conditions financières instables (31 %). Pour les répondants considérés dans leur ensemble, des taux de change et d’intérêt fluctuants de même que le manque de connaissance ou de relations représentent les plus grands obstacles au commerce international.
Les PME à l’extérieur de l’Amérique du Nord sont plus nombreuses à vouloir faire des affaires à l’international
Pour la première fois, le sondage sur la confiance des PME mené par la HSBC comprenait des questions sur leurs activités commerciales à l’étranger. Au Canada, près de 20 % des répondants ont dit faire des affaires à l’international contre 31 % pour l’ensemble des PME des 20 marchés sondés.
Perspectives de croissance de l’économie locale
Du côté de la croissance économique au Canada, 59 % des PME canadiennes prévoient que le PIB continuera de croître au même rythme au cours des six prochains mois; 11 % des PME s’attendent à un ralentissement de la croissance et 29 %, soit près de trois fois plus, à une accélération.
Prévisions en matière de dépenses en capital
Dans une proportion de 59 %, les PME canadiennes ont indiqué que leurs projets d’investissement dans leurs propres activités n’ont pas changé. En fait, 27 % des PME prévoient augmenter légèrement ou de façon importante leurs dépenses en capital contre seulement 15 % qui prévoient les réduire, de façon importante ou non.