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Par Lorie Murdoch
Pas question de travailler — aujourd’hui, on s’amuse! Voilà le mot d’ordre que s’étaient donné, pour la journée du 30 novembre 2007, les quatre candidats à l’EFU que CAmagazine vous a présentés dans son numéro de décembre. C’est en effet la veille, soit le 29, que Marc-Philippe Léonard, à Montréal, obtiendrait son résultat; Kerry Tham, à Edmonton, connaîtrait son sort le 30 novembre à 8 h; quant à Alex Fisher et à Elliot Craig, en Ontario, ils devraient attendre midi le même jour.
Vingt-quatre heures avant le grand dénouement, la nervosité commençait à gagner Elliot Craig, du bureau de PricewaterhouseCoopers à Hamilton; en fait, il était trop nerveux pour aller voir son résultat lui-même. Il a donc demandé à son mentor, Anthony D’Alesio, de l’appeler dès qu’il aurait les résultats. À Edmonton, Kerry Tham ne savait plus où donner de la tête pour respecter ses échéances chez KPMG et vivait une grande anxiété, mais «m’occuper m’a permis de penser à autre chose ».
Trois heures et demie avant la publication des résultats en ligne au Québec, Marc-Philippe Léonard était lui aussi très sollicité chez Ernst & Young. «Le pire, dit-il à la blague, c’est quand tout le monde vous appelle pour vous demander si vous êtes stressé!» Après une «journée de fou» au bureau, Alex Fischer de chez Deloitte et Touche est allé retrouver ses compagnons d’étude au Fifth Social Club de Toronto. «C’était une soirée mémorable!» dit-il.
À 18 h 50, Marc-Philippe Léonard était dans un café Internet avec sa compagne. Le site est devenu accessible à 19 h, et d’un seul clic les candidats à l’EFU pouvaient connaître leur sort en lisant «désolé» ou «félicitations». «J’avais les mâchoires serrées», nous dit-il au téléphone le lendemain. Un clic : Félicitations! Vous avez réussi à l’EFU de 2007!
«C’était l’euphorie!» Dès 20 h, il célébrait avec ses collègues de travail au Vieux Dublin; quelques heures plus tard, ils se déplaçaient au club Opera, où une fête était organisée par les Jeunes CA du Québec. «Nous avons vraiment eu beaucoup de plaisir. Je n’ai dormi que trois heures, dit-il le lendemain. Mais je me sens très bien. Je ne suis pas près d’oublier la soirée du 29 novembre.» Marc-Philippe Léonard prévoit rester chez Ernst & Young. Il lui reste ses deux années de stage, et il estime qu’il devrait officiellement obtenir son titre d’ici l’été. À midi le vendredi 30 novembre, alors qu’Alex Fisher et Elliot Craig vivaient leurs derniers moments d’angoisse en Ontario, il allait poursuivre les célébrations avec des collègues au bar lounge Karina.
Le 30 novembre à 9 h 30, Kerry Tham sablait le champagne avec ses collègues après avoir grimpé à toute vitesse le grand escalier de chez KMPG en criant sa joie. «Tout le monde m’attendait en haut, avec du champagne, dans une grande effervescence.» Kerry avait demandé à une amie de venir prendre connaissance des résultats avec elle à 8 h. «Je ne pouvais pas le faire toute seule», dit-elle. Elles ont cliqué sur le lien — encore et encore. «Je crois qu’il était 8 h 10 quand j’ai finalement accédé aux résultats. Je tremblais comme une feuille.» Son résultat : évaluation réussie. «J’était tellement contente!» Elle s’est ensuite rendue à l’Institute of Chartered Accountants of Alberta pour obtenir sa lettre de confirmation et a rencontré sa copine d’étude devant les bureaux. «Nous sommes entrées ensemble. Nous flottions sur un nuage!» Après le champagne, le lunch au Mayfair Golf and Country Club et les cocktails dans la limousine les amenant au spa, c’était la fête au restaurant The Globe où, fidèles à la tradition de KPMG, les candidats ayant réussi à l’EFU ont coupé les cravates de tous ceux qui étaient présents.
Pour Kerry Tham, l’avenir est grand ouvert. «Je me sens si légère, je peux maintenant aller de l’avant. Il me reste 12 mois de stage à faire, j’aimerais peut-être aussi voyager. Tout est possible.»
Le jour J, la fiancée d’Elliot Craig — il s’est fiancé après l’EFU — est restée à la maison avec lui. Un ami leur a rendu visite jusqu’à 11 h. «Mon cœur s’est alors mis à battre à toute allure», de dire Elliot Craig. Anthony D’Alesio avait accepté de l’appeler dès qu’il aurait son résultat, probablement juste avant midi. Elliot lui avait demandé de lui donner le verdict dès qu’il répondrait. Le téléphone a sonné à 11 h 58. «Dès la première syllabe, j’ai su. Il a dit ‘félicitations, tu as réussi’. C’était fantastique! Je suis content que ce soit fini. Je me sens soulagé.»
Elliott et sa fiancée ont ensuite téléphoné à tout le monde — à commencer par sa mère. Après avoir rendu visite à sa famille et à des amis, ils sont allés à 16 h à la fête organisée au bureau de PwC, pour ensuite se rendre au restaurant Capri et, plus tard en soirée, à la boîte de nuit Liquid Kitty d’Hamilton. «C’était une soirée formidable. Et un week-end formidable aussi.»
«J’entends bien demeurer chez PwC», ajoute-t-il. Il estime qu’il aura terminé son stage à l’hiver 2009. «Je prévois rester après mon stage. J’aime ce que je fais, et j’aime les gens avec qui je travaille.»
Alex Fisher a été le dernier à avoir son résultat. À midi, il était chez lui à Thornhill, en Ontario, devant deux ordinateurs. «On veut faire vite», dit-il au sujet de la recherche des résultats, «comme quand on enlève un pansement.» À midi, il a cliqué sur le lien. Comme Kerry Tham, il a dû attendre. À 12 h 04, il a trouvé son nom — en Ontario, seuls les noms des candidats qui ont réussi sont postés. «C’est une sensation extraordinaire! Ce fut l’expérience la plus pénible de ma vie, mais la fierté que je ressens est immense et confirme que cela en valait la peine.» Puis, ce fut la fête : lunch avec des amis, dîner au Riva Supper Lounge avec Sean Crewe, son conseiller en rendement, et un autre stagiaire de chez Deloitte, cocktails et festivités avec des collègues de travail à la chic boîte de nuit This is London. «J’ai demandé à quelqu’un [un autre candidat de Deloitte ayant réussi à l’EFU] s’il passait une bonne soirée, et il m’a répondu ‘je passerais une bonne soirée même si j’étais en train de ramasser les ordures dans la rue en ce moment!’». Comme Elliot Craig, Alex Fisher a «absolument» l’intention de demeurer avec son cabinet. Il espère terminer son stage en juin. Il a eu 25 ans le 7 décembre, jour du déjeuner organisé par son cabinet pour les candidats à l’EFU à l’hôtel Sheraton Centre Toronto. «Je n’aurai plus jamais un tel anniversaire!»