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Le coût des régimes de retraite à prestations déterminées est un sujet préoccupant aux États-Unis

La volatilité des charges au titre des régimes de retraite et du provisionnement de ces derniers est la principale préoccupation de près de 75 % des grands employeurs américains offrant des régimes de retraite à prestations déterminées. Alors que le débat sur la réforme des régimes de retraite s’oriente surtout sur des modifications qui réduiront la capacité des employeurs à niveler l’augmentation des coûts, et qui, partant, feront augmenter la volatilité, les entreprises subissent des pressions pour maintenir les régimes de retraite des employés. 

«Pratiquement toutes les modifications proposées concernant les règles des régimes de retraite entraînent une augmentation de la volatilité des coûts», constate Steve Metz, associé délégué, Service en gestion des ressources humaines chez PricewaterhouseCoopers. «Comme la volatilité est un des principaux facteurs qui pousse les employeurs à abandonner les régimes de retraite et comme les règles modifiées accroissent cette volatilité, la conclusion est facile à tirer...»

Nombre d’entreprises (67 %) qui ont modifié leur régime au cours des trois dernières années, ou qui prévoient le faire, ont envisagé de le geler ou d’en interdire la participation aux nouveaux employés.

«Parmi les grandes multinationales américaines interrogées qui prévoient modifier leurs régimes de retraite, sept sur dix envisagent d’y mettre fin ou de geler tous les droits à la retraite», déclare M. Metz.

Un climat incertain
Voici les principales raisons qui poussent les entreprises à modifier leur régime ou à envisager de le faire :

Les trois quarts des entreprises qui modifient leur régime ont protégé leurs employés actuels, 59 % n’ont modifié les prestations que pour les nouveaux employés et 48 % ont maintenu le régime inchangé pour certains employés, selon leur âge ou leur nombre d’années de service. Par ailleurs, 15 % des entreprises ont offert des prestations supplémentaires de «transition» et 11 % ont donné à tous leurs employés la possibilité de choisir l’ancien ou le nouveau régime.

«Les employeurs se sont dits préoccupés du fait que l’absence de prestations de retraite pour les nouveaux employés puisse “bloquer” certains employés à leurs postes actuels, a déclaré M. Metz. Dans certaines tranches d’âge et d’ancienneté, les travailleurs peuvent en effet être d’avis que renoncer à leur régime de retraite est un trop grand sacrifice pour changer d’emploi.»

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