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On s'attend à ce que les augmentations de salaire demeurent stables l'an prochain, car l'incertitude économique continuera de peser sur les organisations canadiennes, selon le 25e sondage annuel de Hewitt & Associés, Canadian Salary Increase Survey.
Dans son étude, à laquelle ont participé 345 sociétés de partout au pays, Hewitt (Bourse de New York : HEW), société internationale de conseil et d'impartition en ressources humaines, a observé qu'une augmentation salariale moyenne de 3,3 % est prévue en 2004 — soit un léger gain par rapport à la hausse réelle moyenne de 3,2 % en 2003.
«Ce statu quo virtuel des augmentations prévues et réelles traduit une attitude plus prudente qu'il y a un an au sein des sociétés canadiennes», indique Todd Mathers, consultant en rémunération au bureau de Hewitt à Toronto. «L'optimisme aurait pu être plus grand n'eut été de la variété de facteurs qui ont ébranlé l'économie canadienne cette année, notamment les tensions géopolitiques, la morosité persistante de l'économie américaine, les tarifs douaniers sur le bois d'œuvre et l'incidence du SRAS.»
Pour l'année 2003, 8 % des répondants ont indiqué avoir imposé un gel des salaires, contre 1 % normalement. Toutefois, seulement 2 % s'attendent à devoir le faire en 2004.
Malgré l'absence d'augmentations, Todd Mathers reste positif : «Les budgets de hausses salariales augmentent plus rapidement que le taux d'inflation, ce qui signifie que nombre d'employés continuent néanmoins de faire des gains économiques réels.»
Pendant les dernières années au Canada, les augmentations moyennes ont été inférieures de près de un point de pourcentage à celles enregistrées aux États-Unis. L'écart a été réduit à deux dixièmes de point en 2003 et l'on prévoit qu'il ne sera que de un dixième de point en 2004.
Statistiques par villes
Selon les résultats pour les quatre plus grandes villes canadiennes pour 2003, les augmentations salariales moyennes les plus élevées, toutes classes d'emplois confondues, ont été enregistrées à Calgary (3,4 %) et les plus faibles, à Montréal (2,7 %). Vancouver et Toronto étaient sur un pied d'égalité avec 3,2 %.
La rémunération variable en hausse
Étant donné le climat économique actuel, les employeurs canadiens recherchent d'autres moyens d'atteindre leurs objectifs d'affaires tout en attirant et en retenant les employés talentueux. Les programmes de paie variable — où une partie de la rémunération est liée au rendement — sont maintenant offerts par 81 % des organisations répondantes. En 2004, on prévoit que les dépenses liées à la rémunération variable compteront pour 10,8 % de la masse salariale.
En 2003, les programmes de rémunération variable comprenaient les éléments suivants :
Primes d'encouragement au développement de l'entreprise (68 %) – primes calculées à partir de la combinaison des résultats d'exploitation et financiers de l'entreprise, de l'unité commerciale, de la division, de l'usine et/ou du rendement individuel
Récompense particulière (41 %) – récompense en espèces ou sous forme d'articles (par exemple, des chèques-cadeaux) pour un projet individuel ou de groupe
Rendement professionnel individuel (37 %) – récompense basée sur les critères de rendement spécifiques à un employé
Équipe / groupe (13 %) – récompense établie en fonction des résultats d'une équipe de projet ou de travail.
Recul des primes spéciales pour employés très en demande
Dans le sondage Hewitt 2001, 55 % des organisations avaient déclaré offrir des programmes de rémunération spéciale en vue d'attirer et de retenir des employés ayant des qualifications très recherchées. Ce chiffre a baissé à 47 % en 2002 puis à 44 % cette année. Cependant, même si le marché du travail est moins compétitif, de nombreux employeurs ont encore de la difficulté à attirer et à retenir des employés dans certains domaines, notamment le contrôle de la qualité, les techniques juridiques, la main-d'œuvre qualifiée, la pharmacie et la consultation.
Vous pouvez obtenir une copie du 25e sondage annuel Canadian Salary Increase Survey de Hewitt & Associés à www.compensationcenter.com.