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L'ICCA s'est uni aux autorités de réglementation provinciales et fédérale pour créer un conseil de surveillance publique indépendante des vérificateurs de sociétés cotées en bourse au Canada. Le Conseil canadien sur la reddition de comptes (CCRC), dont l'entrée en activité est prévue pour octobre, comptera 11 membres, dont 7 proviendront de l'extérieur de la profession de CA.«Aujourd'hui, les autorités de réglementation et la profession comptable envoient un message sans équivoque aux investisseurs et au grand public», a indiqué M. Smith. «Nous avons l'intention de prendre les mesures nécessaires pour garantir que la qualité de l'information financière au Canada soit protégée par les normes les plus élevées possible. Le nouveau conseil sur la reddition de comptes nous aidera à y parvenir : les autorités de réglementation, les dirigeants de cabinet et d'autres parties prenantes se sont concertés pour créer une solution canadienne distincte — une solution rapide, significative et saine qui, nous en sommes convaincus, fonctionnera.»
Le CCRC représente une extension du régime d'inspection professionnelle en place selon lequel chacun des bureaux individuels des cabinets fait l'objet d'une surveillance par la profession au niveau provincial. Le CCRC sera en mesure de surveiller les cabinets dans leur totalité à l'échelle nationale.
Selon le nouveau système, les vérificateurs de sociétés cotées en bourse devront se conformer à cinq nouvelles exigences :
L'omission par un cabinet de corriger des lacunes importantes entraînera l'imposition de sanctions, allant de la réprimande ou du blâme aux amendes, et même à la radiation. En ce sens, le système canadien va plus loin que les propositions présentement à l'étude aux États-Unis (les deux qui sont devant le Congrès en plus de la proposition Pitt).
Les six grands cabinets de CA au Canada ont convenu de mettre en œuvre les nouvelles exigences dès l'entrée en activité du CCRC cet automne. D'ici trois ans, les exigences du CCRC s'appliqueront à tous les cabinets qui vérifient les comptes de sociétés cotées.
«Le fait que les cabinets de CA qui vérifient les grandes sociétés aient déjà accepté d'adopter ces changements signifie que nous pouvons procéder sans délai à la mise en place des améliorations», a précisé David Smith.
Il est prévu que le nouveau système coûtera au moins 6 millions de dollars par an, soit 3 millions de plus que le montant que la profession de CA consacre déjà à l'inspection par l'entremise des ordres provinciaux. Les cabinets paieront la différence en assumant le coût de l'examen.
D'autres initiatives sont en voie d'élaboration, dont les suivantes :