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À l’approche du 1er janvier 2011, les entreprises à capital ouvert doivent prendre en compte toutes les répercussions du basculement aux IFRS sur leurs systèmes de TI.
Par Doug Steele
Les entreprises canadiennes ayant une obligation d’information du public n’ont plus qu’une date en tête : le 1er janvier 2011, date du basculement officiel des PCGR aux Normes internationales d’information financière (IFRS). Toutefois, en plus de présenter leurs informations financières de l’exercice 2011 selon les IFRS, les entreprises dont la fin d’exercice est en décembre, doivent aussi présenter leurs états financiers comparatifs de l’exercice précédent selon les IFRS. Cela signifie que de nombreuses entreprises auront besoin d’un bilan d’ouverture conformes aux IFRS dès ce mois-ci, janvier 2010.
Lorsque les sociétés mettent en œuvre leurs stratégies de transition, elles négligent souvent de prendre en compte toutes les répercussions du basculement aux IFRS sur leurs systèmes de technologie de l’information (TI). Il peut en résulter d’importants défis en matière de conformité. Pour éviter de sous-estimer la somme de travail exigée, il est essentiel d’effectuer une bonne planification.
Au-delà du premier exercice
Pressée par l’échéance de 2011, bon nombre d’entreprises axent leur stratégie de transition aux IFRS sur l’identification des risques et l’établissement d’un échéancier pour l’apport des modifications nécessaires aux états financiers. Cette approche ne tient toutefois pas compte des répercussions plus générales du basculement. Les entreprises commencent notamment à mettre en place de nouveaux processus, voire de nouveau systèmes pour s’adapter aux normes internationales, et ces changements se répercutent sur les responsabilités du personnel, les contrôles internes et les systèmes de l’entreprise.
Les entreprises qui ont amorcé des migrations de systèmes ou qui ont apporté des modifications à leurs systèmes découvrent souvent que ces opérations ont pour effet de changer la façon dont l’information doit être entrée dans ceux-ci. Elles doivent donc tenir compte des incidences du passage aux IFRS sur leurs systèmes informatiques, telles que :
Analyse des options
Comme les IFRS entraînent un grand nombre de répercussions sur les systèmes informatiques, les professionnels de la comptabilité et de la finance doivent connaître l’ampleur des changements qui attendent les entreprises à la suite du basculement. Alors seulement sont-ils en mesure de décider de la meilleure ligne de conduite à adopter pour leur propre entreprise ou celle de leurs clients.
Par exemple, les entreprises qui n’ont pas besoin d’apporter des changements importants à la suite du basculement pourraient choisir d’ajuster simplement leurs processus plutôt que de modifier complètement leurs systèmes. En pareil cas, il peut être justifié d’utiliser les systèmes actuels pour traiter l’information en contexte IFRS et de consigner manuellement les écarts à la date de clôture. Cela dit, une telle approche est inutilement fastidieuse, propice aux erreurs et peut exiger beaucoup de travail. Par conséquent, elle n’est généralement indiquée que pour les entreprises dont les exigences comptables sont simples.
D’autres entreprises pourraient préférer modifier leurs programmes actuels pour qu’ils soient capable de recueillir des informations plus détaillées. Pour ce faire, elles peuvent soit modifier leurs systèmes à l’interne ou mettre leurs application à niveau en migrant vers les versions les plus récentes, qui sont plus susceptibles de répondre aux exigences des IFRS. Les entreprises qui envisagent d’adopter cette approche devraient s’assurer que leurs fournisseurs de logiciels modifient leurs applications de sorte qu’elles puissent répondre à leurs exigences particulières.
Si l’ajustement ou la modification des systèmes actuels ne permet pas à l’entreprise de répondre aux exigences, elle devra peut-être envisager de mettre en œuvre un nouveau système d’information financière. Bien que cette approche ne soit que rarement nécessaire, les comptables et autres conseillers financiers doivent d’abord comprendre l’incidence du basculement sur les systèmes informatiques pour être en mesure d’aider les entreprises à choisir la meilleure solution.
Pièges courants à éviter
Le basculement exige énormément de travail de chaque entreprise. Toutefois, effectuer une planification au préalable peut aider à éviter les pièges courants. Pour demeurer sur la bonne voie tout au long de la transition, les entreprises doivent prendre des mesures pour :
À l’approche de la date de basculement aux IFRS, les entreprises — la vôtre ou celles de vos clients — doivent éviter les erreurs courantes et faire en sorte d’être prêtes à fonctionner à plein régime en contexte IFRS. C’est dès maintenant qu’il faut commencer à planifier le basculement.
Pour plus d’information, allez à www.GrantThornton.ca.
Doug Steele, CA•CISA, est associé chez Grant Thornton LLP à Vancouver.