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Pleins feux sur la gouvernance des TI*
La mise en œuvre d’un plan de gouvernance des TI efficace au sein d’une organisation
exige du temps, surtout si les changements apportés vont à l’encontre de la culture d’entreprise.
Par Tony Balasubramanian
*Il s’agit de la version intégrale d’un article paru dans le numéro de CAmagazine de
septembre 2007.
La gouvernance d’entreprise ayant fait l’objet d’une grande attention au cours des dernières années, il
n’est guère surprenant que l’intérêt se porte maintenant sur les questions liées à la gouvernance et à la
gestion des TI. Étant donné le recours accru à la technologie, la prise de décisions relatives aux TI et
l’élaboration de scénarios de risque ne peuvent plus relever uniquement du service des TI. Les dirigeants
d’entreprise commencent à se rendre compte que le rendement des TI se répercute sur l’ensemble de
l’organisation et qu’ils doivent s’impliquer dans leur gouvernance plutôt que de compter sur une seule partie
prenante.
Bien qu’elles reconnaissent l’importance de la gouvernance en matière de TI, la majorité des sociétés ne
possèdent pas une vision globale qui tienne compte de toutes ses dimensions. Selon une nouvelle étude de
PricewaterhouseCoopers (PWC) intitulée IT Governance in Practice, le concept de gouvernance des TI comme
cadre général n’est pas encore enraciné.
L’omniprésence des technologies de l’information dans les organismes publics et les entreprises exerce une
pression sur les sociétés qui se voient forcées de veiller à la rentabilité et à l’efficacité des TI. Pour
générer de la valeur pour les partie prenante, l’environnement des TI actuel doit s’appuyer sur les éléments
suivants : la conformité à la réglementation, le contrôle des coûts, la disponibilité, la gestion du risque,
l’alignement des TI sur les besoins d’affaires, le respect des échéances, le changement et l’innovation.
La plupart des chefs de l’information et des spécialistes de la gouvernance des TI interrogés (60 %)
affirment que l’alignement des TI sur les besoins d’affaires est le principal moteur et objectif recherché
des pratiques de gouvernance des TI. Les répondants reconnaissent l’importance de l’alignement des TI pour
obtenir des résultats durables et estiment que la gouvernance des TI est l’un des meilleurs moyens d’y
parvenir.
Or, l’étendue des initiatives relatives à la gouvernance des TI demeure très restreinte, l’accent étant
principalement mis sur la gestion des risques et le contrôle. Ainsi, la gouvernance des TI n’est pas
envisagée dans une perspective globale en vue d’accroître la valeur des TI pour l’organisation.
Par ailleurs, le sondage révèle que la mise en place de processus de gouvernance se fait dans une large
mesure à l’initiative de la haute direction et est principalement justifiée par l’amélioration du rendement
(56 %) et la conformité à la réglementation (40 %). Cependant, la gouvernance des TI n’est pas adéquatement
évaluée et gérée. Ainsi, certaines organisations évaluent le processus de gouvernance et son fonctionnement
mais peu d’entre elles mesurent les avantages tangibles ou les résultats éventuels de leurs pratiques de
gouvernance.
Pour démontrer le bien-fondé de ces pratiques, il est essentiel de réaliser une analyse coûts/avantages et
de faire le suivi du rendement dès le départ — surtout si l’on veut justifier des pratiques moins populaires.
Les sociétés devraient évaluer sérieusement les avantages obtenus.
Près de 80 % des sociétés interrogées estiment que les mesures ci-dessous devraient contribuer à améliorer
la gouvernance des TI :
- une meilleure définition du modèle actuel de gouvernance;
- la définition et la mise en œuvre d’activités opérationnelles et tactiques;
- l’amélioration de la gestion et de l’évaluation du rendement;
- l’automatisation de la collecte et de la communication de certaines données à l’appui des processus de
gouvernance des TI;
- la volonté se s’améliorer;
- une communication et un contrôle continus.
Ces réponses montrent que les sociétés sont dans la bonne voie pour améliorer leurs programmes de
gouvernance en matière de TI, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
PwC a également relevé certains facteurs cruciaux de réussite, en vue d’assurer l’efficacité d’un
programme de gouvernance des TI.
Engagement et vision de la haute direction
Un plan de gouvernance des TI a de meilleures chances de réussite s’il est mis en place par la haute
direction. Pour assurer son succès à long terme, il est essentiel que des ressources appropriées et un suivi
régulier viennent soutenir les efforts de mise en œuvre et que les initiatives en matière de TI deviennent à
leur tour partie intégrante de la vision stratégique des dirigeants.
Communication et gestion du changement
Il est possible de vaincre une forte résistance aux programmes audacieux de gouvernance des TI grâce à une
communication continue avec les parties prenantes en vue de les informer des plans et des objectifs de
l’organisation. Il s’agit d’une stratégie efficace dans le cas où un plan de gouvernance d’envergure est mis
en place ou encore si des mesures d’exception sont prévues.
Concentration, mise en œuvre et suivi
La mise en place ou l’amélioration de pratiques de gouvernance en matière de TI nécessite l’établissement
d’un plan bien défini. On ne peut réussir que si toutes les parties prenantes demeurent concentrées et
mettent en œuvre les pratiques prévues. Il est en outre important de vaincre la résistance à la normalisation
des technologies de l’information si celle-ci constitue un élément fondamental de votre plan de gouvernance.
Les organisations devraient établir un processus structuré pour recueillir des données sur les écarts à la
norme et gérer ces derniers.
Établissement d’un système de gestion de la rentabilité et de cibles atteignables
L’objectif de la gouvernance des TI consiste à accroître la valeur des TI pour l’organisation et à réduire
les risques. Il va donc de soi de définir les cibles visées par les pratiques de gouvernances nouvelles ou
améliorées et d’en mesurer les résultats. Sans la mise en place d’un système permettant de définir les
avantages attendus et de mesurer les avantages obtenus, les organisations ne pourront pas améliore leur
programme de gouvernance des TI.
Évolution et non révolution
S’il est vrai que la planification est essentielle, les organisations ne devraient pas tomber dans l’excès
en mettant en place des comités multiples et complexes qui compliquent inutilement les processus, le suivi et
le rapport. Une approche excessivement bureaucratique risque d’accroître la résistance et de ne pas être
prise en compte, et, de ce fait, d’être inefficace.
Tony Balasubramanian est associé, Services-conseils, chez PricewaterhouseCoopers s.r.l.
/ s.e.n.c.r.l.
Pour en savoir davantage sur l’étude IT Governance in Practice, veuillez vous rendre à
www.pwc.com/ca.
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