|
Les nouveaux logiciels qui peuvent faire une différence
Enquête 2007 sur les logiciels d’entreprise
Par Michael Burns
L’enquête annuelle de CAmagazine sur les logiciels est de retour cette année, plus ambitieuse que jamais.
Nous avons réuni, dans le présent numéro, les résultats de l’ensemble de nos enquêtes (systèmes comptables et
ERP, gestion de la relation client (CRM), gestion de la performance, veille stratégique, et gestion
automatisée des activités de services (PSA)).
Les systèmes comptables ou ERP assurent l’automatisation des opérations d’arrière-guichet, y compris les
finances, la distribution, la fabrication et les ressources humaines. Les logiciels CRM permettent quant
à eux l’automatisation des fonctions de guichet : gestion des personnes-ressources, automatisation de la
force de vente et du marketing, gestion du service, etc.
Les systèmes ERP et CRM génèrent une abondance de données. À ce stade, la veille stratégique entre en jeu,
transformant les données utiles à la prise de décisions. Les solutions de gestion de la performance
recouvrent également des outils absents de la plupart des systèmes ERP, tels que la consolidation,
l’établissement de budgets et de prévisions, la planification stratégique ou encore les tableaux de bord.
Quant au
logiciel PSA, il s’agit d’un logiciel ERP conçu pour des organisations de services professionnels
qui gèrent des projets et font le suivi des heures de travail.
À l’heure actuelle, la tendance est à la fusion des applications ERP et CRM avec les solutions de veille
stratégique et de gestion de la performance.
En mars 2007, Oracle a acheté Hyperion. En mai, SAP faisait l’acquisition d’Outlooksoft. De nombreux
observateurs prédisent l’acquisition éventuelle de Cognos, autre chef de file des solutions de veille
stratégique et de gestion de la performance, sans pouvoir préciser quand elle surviendra. Les
solutions PSA se font elles aussi aspirer par les solutions ERP, avec l’intérêt grandissant des
fournisseurs pour les organisations de services professionnels.
Segmentation
Comme par les années précédentes, nous avons divisé les produits ERP en segments, selon le chiffre
d’affaires, les effectifs des entreprises clientes et le coût du produit. Ainsi, une organisation au chiffre
d’affaires modeste, mais comportant une dimension internationale ou des processus d’affaires complexes, peut
passer à une catégorie supérieure.

Dans le tableau des solutions ERP, nous avons placé chacun des produits dans ce qui nous semblait
être son segment approprié, selon son coût et son marché cible.
On conseille la prudence dans le calcul des coûts d’un système, car le tableau ne fournit que des
moyennes. Par exemple, les droits de licence d’un produit du troisième segment devraient osciller entre
50 000 $ et 150 000 $. Supposons que les droits de licence soient de
100 000 $ : les frais d’installation pourraient varier entre 125 000 $ et
150 000 $, selon la complexité de l’installation.
SAP et Oracle sont des fournisseurs de produits du premier segment qui ciblaient à l’origine les sociétés
classées Fortune 1000. Ces installations peuvent coûter des millions aux plus grosses entreprises
clientes. SAP et Oracle ciblent désormais les sociétés plus modestes. Au sondage sur les solutions ERP, nous
avons notamment ajouté, cette année, des questions sur la mise en place des systèmes.
Quant au sondage sur les applications de gestion de la performance, nous avons établi des budgets et
prévisions et nous avons fait de petits ajouts aux deux autres sondages (CRM et PSA). Les tableaux
contiennent à la fois de grands fournisseurs et de petits fournisseurs moins connus. N’écartons pas ceux-ci
d’emblée, car ils s’adapteront peut-être plus rapidement aux besoins. Un petit fournisseur n’a pas les mêmes
frais indirects que les gros joueurs; il lui suffit de trouver quelques nouveaux clients par an pour
prospérer. Cet avantage pourrait toutefois disparaître bientôt, puisque certains grands fournisseurs
s’intéressent à des secteurs précis. Par exemple, Microsoft a conclu des alliances avec des partenaires pour
adapter la plateforme Microsoft Dynamics à des secteurs d’activité particuliers.
Nous avons interrogé un certain nombre de fournisseurs. Exact Software a reconnu l’importance de
l’intégration des fonctionnalités de gestion de la relation client et de la veille stratégique. Ses
systèmes ERP partagent la même base de données que son système CRM. Son système de base comprend
désormais des fonctions de veille stratégique ou de traitement analytique en ligne (OLAP). La technologie
OLAP, outil génial d’analyse de l’information sous de multiples angles, livre dans un hypercube toute
l’information requise.
Multiview a aussi incorporé la veille stratégique à son produit. Il y a quelques années, nous l’avions
qualifié de secret canadien bien gardé (Voir «Multiview, un secret bien gardé», à www.camagazine.com/multiview_secret). Il assure le
traitement analytique en ligne, la production de rapports financiers et la rédaction de rapports généraux,
trois fonctions offertes séparément chez certains fournisseurs.
Nous avons aussi interrogé Deltek, un des chefs de file de la gestion automatisée des activités de
services, qui a récemment ouvert un bureau au Canada. Il y a quelques années, Deltek a lancé Vision, son
produit phare, une des rares solutions PSA à comprendre toutes les fonctionnalités opérationnelles
nécessaires aux organisations de services professionnels (gestion de projets, gestion du temps et des
dépenses, facturation des clients, etc.), mais également le volet financier.
OpenAir est un autre produit PSA, offert sous forme de logiciel-service. Également appelé FAH
(fournisseur d’applications hébergées), il permet de louer le logiciel au lieu de l’acheter. L’infrastructure
et les ressources du fournisseur servent à gérer sa base de données. De tels logiciels se sont généralisés
sous l’impulsion de fournisseurs comme Salesforce.com pour les applications CRM et Netsuite pour les
applications ERP.
Cette année, les internautes ne participaient pas à notre sondage sur les systèmes ERP. Le faible nombre
de réponses obtenues l’an dernier était insuffisant pour nous permettre de tirer des conclusions. Nous avons
essayé d’inclure les fournisseurs importants dans nos enquêtes, mais certains, comme Oracle, ont refusé de
répondre. Le contenu des tableaux se fonde sur les réponses des fournisseurs. Nous avons corrigé toute erreur
manifeste, mais nous ne pouvons pas garantir la justesse de chaque élément.
Michael Burns, M.B.A., CA, est président de 180 Systems (www.180systems.com; mburns@180systems.com).
|