janvier-février 2007 — ÉDITION IMPRIMÉE    
 
Contenu
   
 

Tenue décontractée

Par Peter Morton
Illustration : Seth

Lydia Lee, CA à Hamilton, aime se vêtir de façon décontractée lorsqu’elle rencontre ses clients. «La plupart trouvent cela plus personnel», dit Mme Lee. Les vêtements décontractés remplacent de plus en plus les vêtements traditionnels chez les professionnels d’aujourd’hui.

Un sondage effectué par TheLadders.com, service de recherche d’emploi en ligne pour les gens qui gagnent 100 000 $ et plus, révèle que 78 % des 2 245 dirigeants interrogés préfèrent le style décontracté et 65 % croient que cette tendance s’intensifiera. Les employés s’habillant de façon décontractée sont perçus comme étant créatifs (36 %), mais ils risquent d’être moins pris au sérieux (49 %). Plus de 70 % des répondants considèrent que le costume indique le niveau de responsabilité.

KPMG Canada a choisi la tenue décontractée pour ses 5 000 employés et plus, dit Beth Wilson, CA et responsable des ressources humaines du cabinet, dont le siège social est à Toronto. À ses débuts chez KPMG il y a 15 ans, le code vestimentaire était plus traditionnel et rigide, costume et cravate pour les hommes et l’équivalent pour les femmes. «Maintenant, notre philosophie veut qu’on s’habille en fonction de l’occasion», dit-elle, soit de façon appropriée selon le contexte où on exerce ses activités. «Il ne faut pas oublier que nous avons un très jeune groupe d’employés.» Larry Rosen, président et chef de la direction de la chaîne Harry Rosen, qui compte 16 boutiques de vêtements pour hommes au Canada, voit nettement se développer une tendance en faveur des vêtements décontractés haut de gamme. Née à la fin des années 1990, elle prend plus en plus de place dans les boutiques. «Les costumes font encore autorité, mais cela dépend vraiment de l’occasion», dit-il. Pendant que les Harry Rosen de ce monde facilitent l’accès à des tenues décontractées pour les hommes, Beth Wilson considère qu’il existe un parti pris sexiste dans le nouveau style décontracté. «Le défi est beaucoup plus grand pour les femmes», dit-elle.