Fidélité à la marque
Dans les années 1980, la montée des baby boomers a imposé des exigences nouvelles et inattendues aux
entreprises et a ébranlé le marché de la vente au détail. Les entreprises ont dû prendre acte du fait que les
consommateurs n’étaient plus des acheteurs passifs, prêts à accepter tel quel tout ce qu’on leur offrait.
Avec Internet, on a cru que le pouvoir se concentrerait entre les mains des consommateurs et que
l’attachement traditionnel aux marques diminuerait. Au contraire. Dans un marché mondialisé regorgeant de
choix, la marque devenait le facteur déterminant. Aujourd’hui, les marques n’appartiennent plus exclusivement
aux entreprises.
«Le pouvoir croissant du consommateur est en fait une manifestation de la disponibilité et de la
comparabilité accrues de l’information.»
Charles Perrottet, cadre du cabinet américain de consultants The Futures Group International, qui, en
1994, prédisait que les consommateurs exigeraient «ce qu’ils veulent, quand ils le veulent et là où cela leur
convient».
«S’il n’y a de place que pour un petit nombre de marques mondiales, la course pour les établir revêt
une importance stratégique.»
Peter Warburton, économiste britannique, qui estimait, en 2000, que les consommateurs rechercheront de
plus en plus les grandes marques.
«Le choix des produits et services offerts se multiplie, mais les consommateurs sont plus sceptiques
sur leurs mérites, ayant plus que jamais le pouvoir de choisir.»
Au début de 2005, The Economist analysait le marché et annonçait que «le client est roi».
«Les spécialistes du marketing peuvent-ils influencer les consommateurs? Pour mieux contrôler nos
profits, nous devons céder plus de contrôle aux consommateurs.»
Marsha Lindsay, cadre américaine en publicité, croit que, en 2006, céder le contrôle aux consommateurs
est la seule façon, pour les marques, de prospérer dans l’avenir.
Steve Brearton
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