novembre 2006 — ÉDITION IMPRIMÉE    
 
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Chiffrier

Par Steve Brearton
Illustration : Seth

Seth
Un million de vacances? 
Les travailleurs canadiens ne s’absentent pas seulement parce qu’ils ne se sentent pas bien. Des événements sportifs aux protestations, l’absentéisme ne s’explique pas toujours par un billet du médecin.

3  C’est le nombre de jours perdus par un propriétaire d’une entreprise torontoise de construction parce que des employés ont préféré regarder la Coupe du monde de soccer cet été. Le Center for Economics and Business Research de Londres évalue la perte de productivité liée à cet événement à 4,8 milliards $ US à l’échelle mondiale.

45 000  Il s’agit des fonctionnaires ontariens qui, à la suite de la panne d’électricité d’août 2003 et à l’appel de leur premier ministre, sont restés à la maison pour réduire la consommation d’énergie.

1 000  C’est le nombre estimatif de travailleurs d’Ottawa qui, en juin 2002, ne sont pas rentrés au travail, afin d’éviter les manifestants antimondialisation qui protestaient contre le G8.

83 000  Ce sont les travailleurs canadiens en sus de la moyenne hebdomadaire qui sont restés chez eux une partie de la semaine après les attaques terroristes du 11 septembre 2001.

1 sur 3  Voilà le nombre d’enseignants des écoles publiques de Toronto qui, en 1996, ne se seraient pas rendus au travail lors d’une journée de protestation des employés du secteur public.

180  C’est le nombre total des employés d’une entreprise de Toronto qui, en 1995, avec l’accord de leur employeur, sont allés à Montréal pour participer au rassemblement en faveur de l’unité canadienne.

15 millions  Il s’agit du nombre estimatif de Canadiens qui, en 1972, ont regardé le dernier match de la Série du siècle. Trois résidents sur quatre ont fait l’école buissonnière pour voir Paul Henderson aider le Canada à remporter la série dans les dernières secondes du 8e match.