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Par Steve Brearton
Illustration : Seth

Un million de vacances?
Les travailleurs canadiens ne s’absentent pas seulement parce qu’ils ne se sentent pas bien. Des
événements sportifs aux protestations, l’absentéisme ne s’explique pas toujours par un billet du
médecin.
3 C’est le nombre de jours perdus par un propriétaire d’une entreprise torontoise de
construction parce que des employés ont préféré regarder la Coupe du monde de soccer cet été. Le Center for
Economics and Business Research de Londres évalue la perte de productivité liée à cet événement à 4,8
milliards $ US à l’échelle mondiale.
45 000 Il s’agit des fonctionnaires ontariens qui, à la suite de la panne
d’électricité d’août 2003 et à l’appel de leur premier ministre, sont restés à la maison pour réduire la
consommation d’énergie.
1 000 C’est le nombre estimatif de travailleurs d’Ottawa qui, en juin 2002, ne sont
pas rentrés au travail, afin d’éviter les manifestants antimondialisation qui protestaient contre le G8.
83 000 Ce sont les travailleurs canadiens en sus de la moyenne hebdomadaire qui
sont restés chez eux une partie de la semaine après les attaques terroristes du 11 septembre 2001.
1 sur 3 Voilà le nombre d’enseignants des écoles publiques de Toronto qui, en 1996,
ne se seraient pas rendus au travail lors d’une journée de protestation des employés du secteur public.
180 C’est le nombre total des employés d’une entreprise de Toronto qui, en 1995, avec
l’accord de leur employeur, sont allés à Montréal pour participer au rassemblement en faveur de l’unité
canadienne.
15 millions Il s’agit du nombre estimatif de Canadiens qui, en 1972, ont
regardé le dernier match de la Série du siècle. Trois résidents sur quatre ont fait l’école buissonnière pour
voir Paul Henderson aider le Canada à remporter la série dans les dernières secondes du 8e match.
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