novembre 2006 — ÉDITION IMPRIMÉE    
 
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La Bourse de croissance TSX au 2e rang*

Sa cote riche de 2 003 sociétés à forte croissance en 2005 assure à cette bourse torontoise la deuxième place derrière le NASDAQ

* Texte intégral. Un condensé a paru dans le numéro de novembre 2006 de CAmagazine.

Au Canada, la Bourse de croissance TSX (TSX-V) se classe dans le peloton de tête des bourses spécialisées dans la cotation des sociétés naissantes et à forte croissance. Selon le Global New Markets Guide 2006 de Grant Thornton, 2 003 sociétés étaient inscrites à la cote de cette bourse torontoise en 2005, performance qui lui assure la deuxième place derrière le NASDAQ, fort de 3 187 émetteurs.

Cela dit, les autres bourses réduisent l’écart. Il ressort du Guide, qui contient une analyse des mérites des 33 marchés boursiers en lice pour la cotation des sociétés à forte croissance, que l’AIM londonien a connu une croissance de 41 %, tandis que la progression de la TSX-V n’a pas dépassé 2 % en 2005. Le suivant au classement, le KOSDAQ coréen a constamment progressé de 2003 à 2005, tandis que le SESDAQ de Singapour affichait 167 inscrits en 2005, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’année antérieure.

Tableau 1 : Nombre moyen de sociétés cotées sur les nouveaux marchés mondiaux (2003-2005)*

  2005 2004 2003
NASDAQ 3 187 3 229 3 335
TSX-V 2 003 1 961 2 274
AIM 1 232 875 713
KOSDAQ 894 885 865
GEM 203 198 175
SESDAQ 167 148 128
Ofex 143 138 166
Mothers Market 130 96 54

Source : Grant Thornton, Global New Markets Guide – Insight into International Capital Markets, 2006.
*Nombre obtenu en faisant la moyenne des sociétés inscrites à la cote durant les différents mois de l’année.

«Les nouveaux marchés mondiaux de la planète jouent actuellement des coudes pour se tailler une place», indique Mark Zastre, associé chez Grant Thornton LLP à Vancouver. «Le processus de consolidation observé sur les marchés financiers internationaux touche maintenant les nouveaux marchés. Chacun essaie d’attirer les meilleures inscriptions et le NASDAQ, l’AIM et la TSX-V imposent la cadence à suivre.»

Les nouveaux marchés, naguère considérés comme le refuge des sociétés locales à faible ou moyenne capitalisation, attirent désormais des investisseurs internationaux. Ils séduisent des sociétés qui délaissent leur parquet national trop peu liquide, et d’autres qui pratiquent la double cotation par désir d’accéder à un plus grand bassin d’investisseurs, et donc, de capitaux. D’autres entreprises encore apprécient l’encadrement réglementaire des marchés internationaux. L’AIM a particulièrement réussi sur ce plan : sa capitalisation boursière totale est passée de 45 milliards $ US en 2004 à 78 milliards $ US en 2005, une augmentation stupéfiante de 73 % en un an.

Sur le plan de la liquidité du marché, les bourses asiatiques KOSDAQ et Mothers Market ont pris la tête, enregistrant des taux d’échanges de titres respectifs de 75 % et 39 % de la capitalisation boursière totale. D’autres bourses, en revanche, souffrent d’un manque de liquidité persistant. Le SESDAQ et le GEM de Hong Kong ont tous deux vu leur liquidité décliner pour la troisième année consécutive.

 

Tableau 2 : Liquidité du marché en pourcentage de la capitalisation boursière totale (2003-2005)

  2005
(EN %)
2004
(EN %)
2003
(EN %)
KOSDAQ 75 40 57
Mothers Market 39 31 21
NASDAQ 23 24 25
AIM 9 7 5
SESDAQ 7 9 16
TSX-V 5 4 2
GEM 3 3 5
Ofex 1 1 1

Source : Grant Thornton, Global New Markets Guide – Insight into International Capital Markets, 2006.

Cela n’empêche pas la Bourse de Hong Kong, une des dix premières au monde par la capitalisation boursière et le volume de capitaux drainés, de poursuivre sa croissance florissante. Sa capitalisation boursière est passée de 460 milliards $ en janvier 2003 à 1 260 milliards $ en juin 2006.

Écoutons Mark Zastre : «La Chine a connu une croissance ininterrompue phénoménale ces dernières années. Sur l’ensemble du premier semestre de 2006, le volume total des capitaux drainés par la Bourse de Hong Kong a atteint 23 milliards $ US, dont 828 millions $ US sont attribuables au GEM. L’Inde non plus n’est pas en reste par rapport au dynamisme régional : la capitalisation totale du National Stock Exchange a progressé d’un spectaculaire 152 % en deux ans pour atteindre 667 milliards $ US. Dans les deux pays, les résultats sont soutenus par l’intérêt considérable dont témoignent les investisseurs internationaux et ça devrait continuer sur cette lancée tout au long de 2006.»

Pour de plus amples informations sur le New Markets Guide, rendez-vous sur www.grantthornton.ca.