août 2006 — ÉDITION IMPRIMÉE    
 
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Tiraillements frontaliers

Les Canadiens pouvaient assez facilement traverser la frontière américaine jusqu’aux événements du 11 septembre 2001, qui ont changé la donne. Les particuliers et le commerce subissent désormais l’incidence des mesures de sécurité accrues, et les entreprises canadiennes craignent l’incidence des restrictions frontalières.

«C’est devenu une guerre contre le tourisme.»
J. ROSS S. ROBINSON, président d’une compagnie de théâtre, se plaignant en 2006 de la loi américaine qui obligera les Canadiens et les Américains à présenter un passeport à la frontière.

«Rien ne tuera notre économie plus rapidement que le fait de rendre l’accès aux États-Unis plus difficile pour nos entreprises, nos biens et nos services, et c’est déjà le cas.»
UN MINISTRE FÉDÉRAL LIBÉRAL commentant la situation qui a fait suite au 11 septembre 2001.

«Il conviendrait de souligner le 200e anniversaire du début de la Guerre de 1812 en ouvrant complètement la plus longue frontière non défendue du monde.»
UNE COALITION D’AGENCES DE TRANSPORT CANADIENNES ET AMÉRICAINES, en 1997, ­demandant que les inspections soient effectuées à l’écart des points de passage et que le personnel et les installations soient mis en commun.

«Nous sommes tous en faveur d’un passage frontalier sans tracas pour les entreprises et les voyageurs honnêtes, et travaillons tant de notre côté qu’avec les États-Unis pour rendre les mouvements transfrontaliers plus efficaces.»
UN PORTE-PAROLE DU REVENU NATIONAL ­répondant en 1995 à un rapport américain qui recommandait de créer une frontière ouverte.

«Dans la guerre contre le terrorisme et le trafic de drogue, la frontière poreuse est notre talon d’Achille.»
DAN LUNGREN, représentant de la Californie, demandant en 1986 un resserrement des contrôles auprès des voyageurs entrant aux États-Unis. S.B.

 Steve Brearton