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Les nouveaux logiciels qui peuvent faire une différence
Pour en finir avec le mythe SAP
Par Michael Burns

Actuellement, ce sont les PME qui font l'objet des batailles les plus épiques dans le secteur des logiciels comptables. Vous êtes probablement au courant que Microsoft a avalé Great Plains et Navision et est devenue ainsi un acteur important du marché de la PME. N'étant pas en reste, Best s'est portée acquéreur d'ACCPAC et de BusinessVision. Microsoft et Best ne manquent pas de concurrents solides, mais aucun n'est plus féroce que celui qui a fait son entrée sur le marché canadien de la PME en novembre 2003, et nous avons nommé SAP.
Marché cible SAP veut en finir avec ce qu'elle considère être un mythe, à savoir que ses systèmes sont réservés aux très grandes entreprises, qu'ils sont trop complexes, trop coûteux et que leur implantation prend un temps fou. SAP affirme que même sa suite de solutions actuelle — mySAP Business Suite — ne mérite pas sa mauvaise réputation sur le marché de la PME. Sans nier que la suite vise les grandes entreprises, SAP fait valoir que 38 % de ses clients ont un chiffre d'affaires inférieur à 250 millions de dollars. Deux nouvelles solutions SAP s'adressent maintenant au marché de la PME :
- MySAP All-in-One est destinée aux entreprises ayant un chiffre d'affaires de 100 à 250 millions de dollars. Version réduite de mySAP Business Suite, elle est préconfigurée pour des secteurs d'activité particuliers.
- SAP Business One vise les entreprises dont le chiffre d'affaires se situe entre 5 et 100 millions de dollars. Il ne s'agit pas d'une version allégée de mySAP — mais plutôt d'une solution entièrement différente acquise d'un fournisseur de logiciels israélien en 2002.
Cet article porte sur SAP Business One.
Coût Le prix courant de la suite SAP Business One est de 4 250 $ par utilisateur. SAP soutient que l'implantation peut normalement se faire en 25 jours. Le coût moyen d'implantation, y compris les droits de licence et les services, est de l'ordre de 50 000 $ à 75 000 $, selon le nombre d'utilisateurs.
Le produit
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Points forts |
Points faibles |
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Fonctionnalité étendue. SAP Business One est plus qu'un système comptable. Outre les modules de base comme la finance, la distribution et la fabrication légère, la suite s'étend à la gestion des relations clients (CRM), à l'automatisation des processus et aux ressources humaines. |
Que vous le souhaitiez ou non, tous les modules vous sont fournis en bloc. Seule exception, vous pouvez obtenir le module CRM sans les autres. |
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Le fournisseur. Premier fournisseur de systèmes PGI dans le monde, SAP est bien déterminée à faire de Business One une réussite. Une soixantaine de développeurs — établis pour la plupart en Israël, où le système a été créé — perfectionnent et mettent à jour le système. Une quarantaine de gestionnaires de produits présents dans différents pays veillent à ce que les exigences locales soient comprises et intégrées au système. SAP Business One est intégré à la suite complète et SAP soutient que la mise à niveau est un jeu d'enfant. |
La question est de savoir si SAP parviendra un jour à convaincre les utilisateurs que ses systèmes ne sont pas réservés aux sociétés classées au Fortune 500 mais qu'ils s'adressent aussi aux PME. |
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Architecture. Le système prend maintenant en charge les bases de données Microsoft SQL Server et le système d'exploitation Microsoft Windows. La prise en charge s'étendra bientôt aux bases de données DB2 d'IBM. Grâce à la trousse de développement logiciel offerte par SAP, l'intégration avec les autres systèmes est plus facile. |
SAP Business One n'est pas encore un système Web (l'utilisation sur le Web comporte plusieurs avantages dont un accès à distance amélioré). SAP offrira une version Web plus tard. En attendant, un produit tel que Citrix est un bon moyen d'améliorer l'accès à distance. |
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Gestion des relations clients (CRM). Le module CRM de Business One comprend la gestion des contacts, l'automatisation de la force de vente et un système très impressionnant de gestion des services tels que la répartition du travail, l'administration des contrats, le suivi des garanties, la gestion des connaissances (suivi de la résolution des problèmes) et la facturation. Le module CRM n'est pas un produit complémentaire et semble avoir des ramifications partout dans le système; la terminologie associant la CRM aux applications de guichet et les PGI aux applications d'arrière-guichet est donc désuète dans ce contexte. |
Pour pouvoir utiliser l'automatisation du marketing dans Business One, vous aurez besoin de l'intégration avec Outlook. |
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Module financier. Jusqu'à 10 segments pouvant compter chacun 20 caractères sont disponibles. Le système comporte aussi des codes d'analyse qui peuvent être reliés à des segments de comptes ou à des opérations. Les codes d'analyse constituent un excellent moyen de limiter la taille de votre plan comptable. Parmi les autres fonctions, on trouve le traitement des répartitions et la possibilité d'établir un nombre illimité de budgets. |
Les rapports financiers standard sont fixes et manquent de flexibilité, sauf si on a recours à un produit appelé Vision, de Lasata Software. De plus, le système ne prend pas en charge les opérations intersociétés — mais cela devrait être chose faite plus tard cette année. Le lancement d'une fonction de consolidation est prévu pour 2005; pour l'instant, elle est prise en charge par l'entremise de Lasata Software. De plus, on ne peut utiliser que deux codes d'analyse au maximum. |
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Distribution. Business One prend en charge les propositions de prix, les retours, la tarification flexible (listes de prix multiples, prix forfaitaires, remises au volume, prix de groupe, etc.), les entrepôts multiples, le suivi des numéros de série, les prix en magasin, les articles de remplacement, la vérification de la concordance de numéros d'articles fournisseur et client et un assistant de sommaire automatique qui permet de regrouper plusieurs livraisons sur une même facture. |
Business One n'offre pas la fonction de promesse de livraison qui permet d'avoir une vue échelonnée des éléments entrants et sortants, et du moment. SAP Business One ne fournit que les éléments de base pour l'entrepôt. Pour des fonctions telles que la gestion des emplacements multiples, les mises à jour à l'aide de la technologie à fréquence radio et l'optimisation des prélèvements, il faut s'en remettre à un produit indépendant tel que Radio Beacon ou N'ware. L'assistant de sommaire automatique semble utile, mais à cette étape il est difficile d'établir la correspondance entre chaque ligne de la facture et le bon de commande du client. |
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Interface utilisateur. Elle semble efficace et relativement facile à utiliser. Des fonctions telles que glisser-relier facilitent la recherche d'information supplémentaire sur à peu près n'importe quel sujet. |
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Personnalisation. Il est possible d'ajouter des champs et même des tableaux d'information. Ces modifications sont indépendantes du code source de sorte qu'aucune personnalisation n'est nécessaire pour les mises à niveau de SAP. |
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Automatisation des processus. L'automatisation des processus permet d'acheminer les opérations, par exemple les demandes d'achat, à la bonne personne aux fins d'approbation. Vous pouvez aussi créer des alertes lorsque, par exemple, le niveau des stocks passe en dessous d'un certain niveau. |
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Fabrication. SAP Business One donne accès à ce qu'on appelle souvent la fabrication légère, qui comprend les nomenclatures, les bons de travail, les ensembles et sous-ensembles. Le système de fabrication inclus dans la prochaine version prévue pour août 2004 apportera de nombreuses améliorations, dont le calcul des besoins (MRP) et les sorties rétroactives. |
N'ware est conseillé pour des fonctions de fabrication plus évoluées telles que le suivi du travail à l'atelier. |
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Générateur de rapports. Le générateur offre plusieurs fonctions, dont l'utilisation de caractères de remplacement lors du lancement d'un rapport, ce qui permet de sélectionner un sous-ensemble de l'information à partir de différents critères, Notons également une fonction de zoom avant efficace. |
Le générateur de rapports est un générateur propriétaire. Beaucoup d'autres systèmes comptables utilisent des outils standard tels que Crystal Reports pour la production de rapports. Avec SAP Business One, il est encore possible d'utiliser Crystal Reports pour créer des rapports. |
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Améliorations. Plusieurs améliorations importantes seront vraisemblablement lancées en 2004. |
Il est toujours bien de pouvoir compter sur de nouvelles fonctions, mais des changements aussi nombreux peuvent rendre plus difficile le maintien de niveaux élevés de contrôle de la qualité. |
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Nombre d'implantations. SAP Business One compte plus de 3 500 clients dans le monde. |
Vous ne serez pas étonnés d'apprendre qu'il n'y avait pas de références canadiennes au moment de la rédaction de cet article. Comme un certain nombre d'implantations sont en cours, il devrait être possible de parler avec un utilisateur canadien au moment de la publication. |
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Les distributeurs. SAP a décidé de laisser les distributeurs (aussi appelés revendeurs à valeur ajoutée) s'occuper de l'implantation du système. SAP s'est déjà entendue avec 18 distributeurs au Canada; on peut s'attendre à ce qu'ils soient très compétents compte tenu des normes de qualité élevées de SAP. |
Au départ, les distributeurs vont assimiler les trucs et les pièges courants. Cependant, SAP participe directement à l'implantation, et ce, sans frais pour le client. Une fois que les distributeurs sont prêts à voler de leurs propres ailes, SAP reste présente à titre de gestionnaire de projets. |
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Implantation rapide. SAP soutient que l'implantation de SAP Business One peut normalement se faire en 25 jours. |
Compte tenu du grand nombre de fonctions offertes et de la flexibilité limitée, une implantation en 25 jours semble être un objectif très optimiste. |
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Paie. |
SAP n'offre pas de services de paie au Canada, mais on s'attend à ce qu'elle propose l'intégration avec des solutions d'autres fournisseurs. |
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Coût. Les coûts de SAP Business One sont compétitifs par rapport à ceux de ses concurrents sur le marché de la PME. |
Pour évaluer les coûts, il faut tenir compte du coût de possession total, qui comprend les droits de licence, la maintenance, le matériel, les communications, les services et les coûts internes. Des coûts supplémentaires peuvent être engagés, par exemple des frais plus élevés si le nombre de jours estimés pour l'implantation (25) est dépassé ou si on doit recourir aux solutions Citrix ou à des services de paie. |
Conclusion SAP Business One n'en est qu'à ses premiers balbutiements au pays. Aussi, attendez-vous à une vaste campagne de marketing ciblant les entreprises comme la vôtre et visant à en finir avec le mythe SAP.
Michael Burns, M.B.A., CA, est président de 180 Systems (http://www.180systems.com/), qui fournit des conseils objectifs pour le choix de systèmes internes. On peut le joindre au 416 963-1296 ou à mburns@180systems.com.
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