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Les nouveaux logiciels qui peuvent faire une différence
Premier sondage annuel sur les systèmes de veille stratégique
Par Michael Burns

La veille stratégique peut prendre plusieurs formes, par exemple tableaux de bord, aide à la décision et analyse des données commerciales. L'idée est simple, il s'agit de transformer des données en renseignements utiles pour la prise de décisions. Simple peut-être, mais pas facile à réaliser.
La plupart des organisations ne tirant pas l'information qu'elles veulent de leurs systèmes, certaines demandent à leur service de TI ou gourou technique de rédiger un rapport, ce qui prend habituellement trop de temps, tandis que d'autres créent des feuilles de calcul qui permettent aux utilisateurs de faire ce qu'ils veulent, mais à un prix exorbitant. Les feuilles de calcul sont en effet inefficaces et pas toujours fiables (fautes de frappe ou erreurs de calcul). De plus, aucune piste de vérification n'est prévue pour les changements, et les erreurs risquent de passer inaperçues. Pour ne rien arranger, les feuilles de calcul ne sont habituellement pas partagées dans l'organisation, et elles ne sont pas mises à jour au fur et à mesure des changements. Les décisions s'appuient par conséquent sur des données périmées.
Les outils de veille stratégique visent à éliminer les étapes mécanisées du processus. Grâce à eux, les analystes n'ont plus à se colleter avec les feuilles de calcul ou à attendre que le service des TI soit prêt à générer le rapport requis. Ils leur permettent en outre de permuter les axes d'analyse des données à leur guise sans avoir à demander de l'aide. Comme tous les renseignements de veille stratégique sont stockés dans un serveur central plutôt que dans les ordinateurs des utilisateurs, on devrait également aboutir à une seule version des faits.
Le sondage accompagnant le présent article (dans CAmagazine.com) contient les réponses des concepteurs de bon nombre des principaux systèmes de veille stratégique : Applix, BizTools, Cognos, Hummingbird, Hyperion, Informatica, Information Builders, OutlookSoft et Panorama Software. Il comprend diverses questions sur le coût de ces systèmes, les utilisateurs, le marché cible et la technologie, ainsi que quelque 70 questions sur la fonctionnalité de veille stratégique.
Vous pourrez constater, à la lecture des tableaux, qu'un grand nombre de produits possèdent les fonctions de base et diffèrent surtout par leur coût et le nombre moyen d'utilisateurs. La gamme de produits offerts par les distributeurs d'outils de veille stratégique varie également. Certains fournisseurs offrent des solutions intégrant les budgets, les prévisions et la consolidation à la gestion du rendement des entreprises (BPM en anglais), devenue la technologie du jour en raison de l'obligation de conformité à la Loi Sarbanes-Oxley.
La section sur la technologie mérite également toute votre attention. Vous y constaterez en effet que si tous les produits conviennent lorsque vous cherchez seulement une prise en charge de Microsoft SQL Server, certains d'entre eux ne sont pas compatibles avec d'autres bases de données. Il en va de même pour les systèmes d'exploitation ou les réseaux : Microsoft est une valeur sûre, mais les autres produits peuvent poser problème.
Selon Donald MacTavish, directeur, Marketing des produits chez Hyperion, n'importe lequel des produits offerts répond à 70 % des besoins du marché. Mais, observe-t-il, tous ne permettent pas des analyses complexes comme l'affectation linéaire ou multidimensionnelle, les bibliothèques de calcul et l'établissement de tendances statistiques.
Certains produits sont déjà intégrés aux systèmes ERP haut de gamme comme SAP ou PeopleSoft bien que ces derniers aient leurs propres outils de veille stratégique. Les produits sur lesquels porte le sondage font concurrence à SAP et à PeopleSoft dans la mesure où les gros clients peuvent disposer de plusieurs systèmes ERP — SAP et PeopleSoft, entre autres. La veille stratégique n'est, semble-t-il, pas très bien intégrée aux systèmes comptables et ERP milieu de gamme, mais cela pourrait changer puisque les fournisseurs de systèmes de veille stratégique, Microsoft en tête, se lancent sur le marché des petites et moyennes entreprises.
Jusqu'à présent, Microsoft a fourni une plate-forme de veille stratégique dotée d'un entrepôt de données, d'outils d'alimentation et de services de traitement analytique en ligne. Mais elle n'a commencé à concurrencer directement les fournisseurs recensés dans le sondage que très récemment. Elle a notamment conclu un partenariat avec le développeur de Targit BI, qui est intégré à Navision. Targit BI s'appelle à présent Business Analytics for Microsoft Business Solutions–Navision, et Microsoft se charge d'en faire la promotion, la vente et la distribution.
Pour découvrir le monde de la veille stratégique, il faut connaître une foule de termes techniques, ce qui explique peut-être en partie pourquoi les systèmes de veille stratégique ne sont pas très répandus dans les organisations qui n'ont pas d'abondantes ressources techniques à leur disposition. Ainsi, l'extraction, la transformation et le chargement de données dans un entrepôt de données peuvent représenter 50 % du coût total de l'implantation d'un système de veille stratégique. Les données, qui proviennent parfois de plusieurs sources, doivent probablement être nettoyées afin d'en assurer l'uniformité et l'exactitude. Elles sont ensuite placées dans des «cubes» où elles sont analysées au moyen d'un outil OLAP. On peut créer ces cubes avec des outils de veille stratégique ou des bases de données comme Microsoft SQL Server. À partir d'un cube OLAP, on peut analyser les données par permutation d'axes, selon plusieurs dimensions, et procéder à un zoom avant à l'aide d'une feuille de calcul ou de graphiques. Pour l'explication d'autres termes, veuillez consulter le glossaire.
La veille stratégique offre aux comptables une excellente occasion d'aider leurs organisations et leurs clients à mieux analyser leurs activités. Profitez-en pour découvrir toutes ses possibilités.
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GLOSSAIRE DE LA VEILLE STRATÉGIQUE
Voici certains des termes utilisés dans le sondage :
Écriture différée : Permet aux utilisateurs de mettre à jour un cube OLAP. Elle peut être utile lorsqu'il s'agit de fournir des commentaires sur un aperçu spécifique des données.
Interface API (Application Programming Interface) : Ensemble d'appels de fonctions visibles pour d'autres programmes et permettant la communication entre programmes.
Métadonnées : Permettent aux analystes de mieux comprendre les données — contexte d'affaires, source et description. L'une des tendances actuelles consiste à définir des normes pour les métadonnées, comme la norme OIM (Open Information Model) élaborée par Microsoft et adoptée par la Meta Data Coalition, un organisme indépendant. (www.mdcinfo.com).
Mise en évidence des exceptions : Permet de déceler les exceptions ou les écarts lors de l'examen d'un résumé de données. Cette fonction vous permettrait par exemple de savoir que, pour certains clients, le niveau des ventes est inférieur aux prévisions lorsque vous étudiez le total des ventes pour une région. Vous pourriez alors procéder à un zoom avant pour vérifier de quels clients il s'agit.
Tableau de bord : Permet d'obtenir un tour d'horizon rapide de la performance de l'entreprise à partir de certains chiffres clés et au moyen de compteurs, de cadrans, de feux de circulation, etc.
Tableaux de pointage : Aident les sociétés à communiquer leurs objectifs, à établir les principaux critères de rendement et à mesurer la performance.
XML (eXtensible Markup Language) : Tout comme HTML pour définir les formats, XML fait appel aux étiquettes pour définir les données. XML aura un impact percutant sur le partage des données dans l'avenir. |
Michael Burns, M.B.A., CA, est président de 180 Systems (http://www.180systems.com), qui fournit des conseils objectifs pour le choix de systèmes internes. On peut le joindre au 416 963-1296 ou à mburns@180systems.com.
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L'intelligence d'affaires, par Michael Burns, CAmagazine, avril 2003
XBRL s'en vient!, par Suzanne Hubbard, CAmagazine, septembre 2003
Technologie pour la Loi SOX*, par Michael Burns, décembre 2003
Une gestion décloisonnée*, par Michael Burns, Camagazine, novembre 2003
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